Airbus Defence and Space : 260 postes pourraient être impactés à Toulouse
Interrogé par La Lettre M, Jean-Damien Bloquet, coordinateur adjoint FO Airbus, confie que, dans le cadre d'un comité social et économique central organisé le 27 février, la répartition des postes qui pourraient être supprimés en France au sein de la division Airbus Defence and Space a été évoquée. « On nous avait parlé de 404 postes en France, rappelle-t-il. Il semble qu’en excluant les filiales, le total se porte à 368 postes : sept à Bezons (Val-d’Oise), 92 à Élancourt (Yvelines) et 260 à Toulouse. La localisation des neuf derniers postes reste manifestement à définir. » L’entité toulousaine serait donc, sans surprise, la plus impactée. En Occitanie, outre une centaine de salariés qui planchent sur l’avion militaire A400M, la branche spatiale d'Airbus compte environ 4 000 employés directs. Au total, ce sont 2 362 postes qui sont menacés dans le monde, dont 829 en Allemagne, 357 au Royaume-Uni, 630 en Espagne et 142 dans d’autres pays où est implantée l’entité spatiale et défense d'Airbus. Ce plan de restructuration est lié selon le groupe à « l’atonie du marché spatial » et à un « report de plusieurs contrats de défense ».
Des syndicats vent debout
Selon Jean-Damien Bloquet - dont le syndicat est opposé à l’hypothèse d’un PSE et en appelle à la « solidarité du groupe » -, les suppressions de postes pourraient concerner en priorité les fonctions support. De son côté, la CGT dénonce un plan de réduction d’emplois « incompréhensible et dangereux » et « alerte sur le besoin de maintenir et développer l’effectif pour assurer l’avenir ». Quant à la CFDT, elle dit « rejeter énergiquement le plan actuel de réduction d’effectifs dont l’unique objectif est d’augmenter le profit au mépris des salariés ».










