Le CHU de Toulouse lance Innov’pôle Santé
Le CHU de Toulouse a officiellement lancé le 22 octobre, aux côtés de ses partenaires co-fondateurs*, Innov’pôle Santé (IPS), plateforme destinée à accompagner l’émergence et le développement de projets innovants en santé. Une nouvelle structure basée sur l’expérience de la plateforme Edit, qui a accompagné une cinquantaine de projets relatifs aux dispositifs médicaux depuis 2013. « Nous souhaitons aller plus loin, dans le cadre d’une révolution qui transforme le système de soin en système de santé, explique Marc Penaud, DG du CHU de Toulouse. Pour cela, nous mettons en lien l’ensemble des acteurs de l’écosystème toulousain, qu’il s’agisse des structures de recherche ou des industriels. L’objectif est de garantir qu’une idée amenée par un porteur de projet aboutisse à une solution. » Le modèle économique d’IPS (effectif : 4 personnes) est basé à la fois sur l’apport des porteurs de projets et sur le mécénat.
*Toulouse Métropole, Région Occitanie, Eurobiomed, Aerospace Valley, CEA Tech, Toulouse Tech Transfer et Université Toulouse III – Paul Sabatier
IPS est présent aux côtés des porteurs de projets, « durant la phase amont, au stade de l’idée et de la preuve de concept, mais aussi au stade de l’évaluation et du test du prototype, en étude clinique, et jusqu’au stade de l’accès au marché et du dossier de remboursement du produit », précise Marc Penaud. « À travers cette plateforme, nous souhaitons supprimer les silos et créer des ponts entre les acteurs », ajoute Laurent Schmitt, président de la commission médicale d’établissement du CHU de Toulouse.
Une mise en synergie dont se réjouit Jean-Luc Moudenc, maire LR de Toulouse et président de Toulouse Métropole, par ailleurs président du conseil de surveillance du CHU toulousain. « Ce moment est porteur d’espoirs et de perspectives considérables, car nous parlons ici de pousser l’innovation en matière médicale, se réjouit l’élu. Quand on parle d’innovation à Toulouse, on pense la plupart du temps à l’aéronautique et au spatial. La santé passe bien souvent au second plan. C’est particulièrement injuste. Car c’est un secteur qui a toute sa place dans la dynamique d’innovation et de développement économique du territoire. En la matière, Toulouse a la chance de bénéficier de l’apport d’acteurs très différents. Cette nouvelle plateforme va permettre, justement, de décloisonner, d’additionner les compétences. »
De son côté, Bertrand Monthubert, conseiller régional délégué à l’enseignement supérieur et à la recherche, estime que « l’Occitanie est l'une des régions françaises les mieux placées pour cela ». Et d’ajouter : « Nous avons ici un tissu particulièrement favorable, avec des chercheurs, mais aussi un foisonnement de PME et de start-up innovantes. Et nous sommes, rappelons-le, la première région de France en matière d’effort de R&D. » Bernard Fraysse, président du comité de projets d’IPS, approuve : « Il y a un écosystème très favorable à Toulouse. Aujourd’hui, nous regroupons les intelligences, avec un objectif : ne jamais passer à côté d’une innovation de rupture. »










