En novembre, Futurapolis interrogera le lien entre innovation et progrès à Toulouse
Organisée par Le Point avec le soutien de Toulouse Métropole et de la Région Occitanie, la 8e édition de l’événement Futurapolis aura lieu du 14 au 16 novembre au Quai des Savoirs, à Toulouse. Trois jours de rencontres, de débats et de démonstrations autour du thème : « Le futur est en avance ». « Cette année, nous voulons mettre les pieds dans le plat, en posant un certain nombre de questions explosives, explique Étienne Gernelle, directeur du Point. Par exemple : Faut-il démanteler les Gafa ?. Nous allons aborder les sujets qui fâchent, en nous posant la question de ce qui est acceptable, en matière de data, d’intelligence artificielle et de génétique, par exemple. » Interroger le lien entre innovation et progrès : l’enjeu est majeur, selon Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et président de Toulouse Métropole. « Nous devons marquer un temps de réflexion, en ayant en tête l’idée que le progrès n’est pas toujours progressiste, estime l’élu. Les nouvelles technologies doivent aller dans le sens du vivre-ensemble. » Un avis partagé par Nadia Pellefigue, vice-présidente de la Région Occitanie en charge du développement économique, de la recherche, de l’innovation et de l’enseignement supérieur. « Innovation doit rimer avec progrès, assure-t-elle. Or, elle est parfois synonyme d’exclusion, en accentuant les déterminismes sociaux et économiques et en favorisant les fractures territoriales. L’objet de l’innovation doit être l’intérêt général. » Et d’ajouter : « Il ne faut pas qu’il y ait une perte de contrôle des technologies qui émergent ». Pour débattre de ces enjeux, Futurapolis s’appuie sur un programme particulièrement dense, multipliant les formats, de la traditionnelle conférence au Cluedo géant organisé en direct. Quelque 10 000 visiteurs sont attendus. Entrée gratuite, inscription en ligne. Tout le programme sur www.futurapolis.com.










