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Viticulture
| 19/02/2018

Exclusif : Anne de Joyeuse et Sieur d'Arques unis autour d'un projet industriel de 11,7 M€

Les caves coopératives viticoles audoises Anne de Joyeuse et les Vignerons du Sieur d’Arques, figures emblématiques de Limoux, investissent 11,7 M€ dans un outil mutualisé de conditionnement et de stockage pour vin tranquille. L'annonce est faite en exclusivité à La Lettre M par Rémy Fort et Guy Andrieu (président et DG d'Anne de Joyeuse) et Pierre-Louis Farges et Pascal Chiaroni (président et DG de Sieur d'Arques), le 19 février, à l’occasion du salon Vinisud à Montpellier. Anne de Joyeuse et les Vignerons du Sieur d'Arques, réunis à parité dans la SAS Limoux Conditionnement, prévoient de construire cet outil industriel sur un site de 4,9 ha, appartenant à Sieur d’Arques et situé à l’entrée de Limoux, sur la route de Carcassonne. Les travaux doivent démarrer cet été et le site devrait être opérationnel à la fin du premier trimestre 2019 (bureau d'ingénierie : Ingévin, architecte : Jean-Luc Raynaud, Limoux). « Au démarrage, le site traitera 8,5 M de bouteilles pour atteindre les 10 M de cols en 2021 », indique Guy Andrieu, directeur d’Anne de Joyeuse. 80 % de l’activité du site seront dédiés à Anne de Joyeuse et Sieur d’Arques tandis que les 20 % restants seront des prestations extérieures. Le site devrait employer une vingtaine de personnes avec cinq embauches. L'activité conditionnement occupera 4 000 m2 et le stockage 3 000 m2.

Les dirigeants des deux caves coopératives insistent sur la complémentarité de leur offre : Anne de Joyeuse (33 M€ de CA, 370 adhérents) produit du vin tranquille exclusivement pour les réseaux CHR et caviste (5, 4 M de bouteilles pour 11,4 M€ de CA et du vrac); Les Vignerons du Sieur d’Arques produisent 7 M de bouteilles d’effervescents et 3,5 M de bouteilles de vin tranquille dont un tiers pour la grande distribution, un tiers en vrac et un tiers pour l’export. Du côté des Vignerons de Sieur d’Arques, « notre chaîne d’embouteillage est obsolète et ne correspond plus aux exigences des clients, explique Pierre-Louis Farges, le président. Soit nous arrêtions notre activité vin tranquille au profit du déploiement de notre unité d’habillage d’effervescents, soit nous trouvions une solution technique mutualisée. » Côté Anne de Joyeuse, « notre croissance de 7 %, aussi bien en valeur qu’en volume entre 2016 et 2017, pose la limite de notre externalisation pour l’embouteillage de plus de 5 M de cols. Notre souhait est de poursuivre notre développement sur le circuit traditionnel », ajoute Guy Andrieu, directeur.

A lire également : Vin : Anne de Joyeuse et Sieur d'Arques cherchent des synergies.

Nelly Barbé / barbe@lalettrem.net
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