Renaissance du bonbon Les Grisettes de Montpellier
Depuis le 29/9, Lionel Lopez, André Sembellie et Jean-Claude Lacaze sont les nouveaux propriétaires de la marque de bonbon de miel et de réglisse Les Grisettes de Montpellier, seule spécialité culinaire de la ville. La marque est rachetée à Raymond Muller. Jean-Claude Lacaze, par ailleurs président du groupe Nérios (eaux Mont Roucous, 81) prendra en charge le redéploiement commercial de la sucrerie : « Il s’agit dans un premier temps d’inonder Montpellier puis la région. » L’objectif en termes de CA est d’atteindre 1 M€ dans les 12 à 18 prochains mois, avec 30 à 40 t de bonbons (2 t en 2017) et 3 M€ d’ici à 3 à 4 ans avec 100 t de production. Les associés visent d’abord l’Hérault : 800 points de vente traditionnels et une centaine en grande distribution. Les sucreries sont produites à Morangis (91). « L’objectif à terme est de rapatrier la production à Montpellier », indique Lionel Lopez.
« L'idée est de faire des Grisettes de Montpellier ce que sont les calissons d’Aix, le nougat de Montélimar… » L'empaquetage de ce bonbon montpelliérain sera confié à un Esat... nîmois (Pierre Laporte). Le lancement de la marque est prévu le 6/12 à l’opéra Comédie de Montpellier (19h), prêté pour l’occasion par la Ville.
Philippe Saurel, maire DVG de Montpellier, promet de mettre à la disposition des trois associés le réseau des Maisons installées dans les villes jumelées avec Montpellier ainsi que le réseau de l'assemblée des territoires pour trouver des producteurs locaux de matières premières. Lionel Lopez et André Sembellie se sont connus chez Perrier (groupe Nestlé) à Vergèze (30) : André Sembellie y a été PDG de 2004 à 2010 puis DRH de Nestlé Waters France à Paris jusqu’en 2016. Lionel Lopez a été contrôleur de gestion chez Perrier de 2000 à 2008 puis Directeur contrôle de gestion Nestlé France de 2008 à 2017. L’origine des Grisettes de Montpellier remonte au 12e siècle quand un apothicaire de la ville créa des billes noires aux vertus médicinales. On raconte que le terme Grisettes fait référence aux ouvrières du textile qui se confectionnaient des robes grises à la mode de Paris.










