Poma décroche le marché du Téléphérique urbain sud
Le syndicat mixte des transports en commun de Toulouse Métropole attribue (le 21/12) le marché de conception-réalisation-maintenance du Téléphérique urbain sud (TUS) à un groupement conduit par le groupe Poma, spécialiste isérois des systèmes de transport par câble. Coût de l'investissement : 54 M€. D'une durée de 20 ans, le marché prévoit un budget de maintenance de l'ordre de 38 M€. Le groupement d'entreprise est composé de Bouygues TP, de l'agence d'architecture toulousaine Séquences, d'Altiservice (filiale toulousaine d'Engie en charge de la gestion de stations de skis pyrénéennes) et des sociétés d'ingénierie Systra et Seti. L'opérateur était en compétition avec trois autres groupements emmenés par BMF, Doppelmayr et Leitner. Long de 3 km, le tracé du téléphérique permettra de relier trois sites importants du sud-ouest de la Ville rose : l'Oncopole (10.000 emplois), le CHU de Rangueil (210.000 consultations/an) et l'université Paul Sabatier (30.000 étudiants).« Un secteur accidenté, générateurs de déplacements et d'emplois, qui cumule les handicaps, avec une colline, un fleuve, une voie ferrée, un périphérique et un site Seveso », commente le maire de Toulouse et président de Toulouse Métropole, Jean-Luc Moudenc en justifiant le choix de ce mode de transport innovant. Après la phase de conception engagée début 2017, l'enquête publique devrait être lancée début 2018 pour une DUP (déclaration d'utilité publique) et un démarrage des travaux prévus fin 2018. La mise en service du TUS est programmée début 2020.
Conçue pour fonctionner avec un vent de 108 km/h, l'infrastructure sera équipée d'un dispositif de sécurité permettant un rapatriement des cabines en station en cas de difficulté. 1.500 voyageurs pourront circuler toutes les heures dans cette zone où les besoins de déplacements sont estimés à 7.000 voyageurs/jour. « Ce téléphérique sera le premier projet urbain français de cette dimension. À Brest où ce type d'équipement est déjà en service, le tracé est de moins de 500 m, contre 3 km pour le tracé toulousain », commente Jean-Michel Lattes, président de Tisséo.










