Foodtech : opération séduction du groupe agricole InVivo
Le groupe coopératif agricole InVivo (6,4 Md€ de CA en 2015-2016) veut se faire une place dans le monde de l’agri-foodtech et cherche les dernières innovations. Neodis, la filiale de mise en marché de son pôle retail, rencontre, le 18/10 au Business Innovation Center de Montpellier une quarantaine de start-up montpelliéraines du secteur agri-foodtech. Alternant message de séduction et mise en garde sur les contraintes de la distribution, les dirigeants d’InVivo ont fait une démonstration de leur force de frappe en matière de distribution. « Nous sommes en mesure de vous proposer tout ce à quoi vous n’avez pas pensé. Nous allons amener l’argent pour passer à l’étape suivante en termes de sourcing/qualité, de marketing/communication et de logistique/commerce », lance Yves Christol, DG de Neodis.
Fonds et contrat de distribution
Pour soutenir les start-up, InVivo annonce la création du fonds d’investissement InVivo Invest, doté de 5 M€, qui interviendra en phase d’amorçage auprès de start-up intéressant les réseaux de distribution d’InVivo Retail ou le volet agricole (dont viticole) du groupe. Le rapprochement avec des start-up de la foodtech pourrait également passer par des contrats de distribution ou du coaching. « Un contrat de distribution, c’est rassurant pour les investisseurs », argumente Yves Christol, « d’autant que la capacité d’accéder au marché pour une entreprise agroalimentaire est limité », ajoute cet observateur. Frédéric Guyot, DG du réseau de distribution Gamm vert d’InVivo (1.200 magasins), argumente qu’avec 10 M de clients dans son réseau, celui-ci a « tous les profils ». Certaines start-up ont pitché devant les représentants d'InVivo : Emersya (plateforme web professionnelle pour présenter les produits en 3D dans des sites de e-commerce), Touchmods (accessoires pour smartphones et tablettes numériques), Il était un fruit (produits marketées à base de fruits du Sud), Matahi (jus de baobab), le Petit béret (vin sans alcool), Innobiz (huiles essentielles), Antofénol (valorisation des déchets viticoles)...
Recherche
Toujours dans l’objectif de tisser des liens de proximité avec la foodtech montpelliéraine, les représentants d’inVivo annoncent également un renforcement des échanges avec l’école SupAgro via une convention de partenariat de 3 ans. L’objectif est notamment de poursuivre les projets en termes d’agriculture urbaine. « Montpellier est un des cinq territoires labellisés Foodtech par la Frenchtech. La taille et la puissance du réseau de recherche en agriculture-alimentation est riche de 2.700 chercheurs », confirme Pascal Peny, directeur du service Partenariats à Montpellier SupAgro. « Une dizaine de start-up issues de l’écosystème montpelliérain ont d’ores et déjà été identifiées par notre groupe », signale Pierre Pinault, directeur de la communication d’InVivo.










