Montpellier : Dwarf Labs vise 100 salariés en 2016
Créé en juillet 2010 par Olivier Pinol, un ancien de Dreamworks, le studio d’animation Dwarf Labs, à Pérols, près de Montpellier, vise un effectif de 100 salariés en 2016, contre 50 actuellement, dont 30 CDI et 20 intermittents. Profils recherchés : ingénieurs informatiques, artistes, éclairagistes, animateurs. « On se calibre pour accueillir une à deux séries complémentaires », explique-t-il. Le studio, basé à Pérols (sud de Montpellier), lance la réalisation de deux séries TV. Dans ''Pirata et Capitano'' (3-6 ans), pour France Télévisions, des petits aventuriers découvriront des univers à travers des chasses au trésor ; et la saison 3 de ‘'Zou'' (diffuseur : Disney Channel), série inspirée des livres de Michel Gay, mettra en scène un petit zèbre de cinq ans. La diffusion des deux séries est prévue en 2017. D’ici à 2018, Dwarf Labs, actuellement installé sur 1 500 m2 (plateau technique, salles de projection et de montage, académie, ingénierie, serveur, production), devrait déménager dans des locaux plus spacieux et adaptés, toujours à Pérols. Olivier Pinol, de retour de Los Angeles, dit « commencer à discuter sur des projets de longs métrages ».
Projets de longs-métrages
Le studio a également signé, en 2014 et 2015, une mini-web série pour la SNCF, portant sur les passages à niveau, une publicité en images de synthèse pour Cartier et un court-métrage, « Lune et le loup », sélectionné au festival du British Film Institute de Londres. D’après Olivier Pinol, les avantages concurrentiels de son studio résident en trois points. Tout d’abord, une R&D maison, constituée d’une dizaine d’experts, capable de produire un aspect visuel unique – rendu des surfaces de peau, techniques d’éclairage… « Nos technologies hybrides, axées sur la lumière, permettent d’avoir une image qui s’adapte aussi bien au cinéma qu’aux contraintes de temps et de budget de la télé », explique le dirigeant. Ensuite, la mise en place d’un centre de formation (initiale et continue). Cette année, 21 personnes ont été formées à l’environnement de travail – Linux -, à la compréhension des outils, à la modélisation, l’animation, la structure visuelle… Enfin, le soutien financier, discret mais puissant, de Septeo, éditeur de logiciels pour les notaires et les avocats, qui a déjà injecté « des millions d’euros » dans ce projet « alliant les volets artistiques et technologiques », précise Olivier Pinol.










