Vignobles Gilles Louvet : le numéro un du vin bio en liquidation
La société commerciale du producteur-négociant en vin bio Gilles Louvet est en cours de liquidation. Après six mois de redressement judiciaire, aucune offre de reprise du 1er opérateur français en vin bio (40 000 hl par an, 11 M€ de CA) n’aura été jugée valable par le tribunal. Selon le dirigeant, l’entreprise valait entre 3 et 4 M€. « Or les offres de reprise proposaient un prix indigne », estime-t-il. Selon lui, les acteurs qui se sont intéressés à la reprise « n’ont pas joué le jeu. Je ne sais pas si c’est une stratégie pour nous éliminer ou si cela n’en valait pas peine ». Parmi les raisons, selon lui, de ses difficultés : le coût de certains projets de recherche, une filiale américaine qui met du temps à être opérationnelle, des investissements non prévus sur le site de conditionnement Codivia Rhône... « Et comme nous étions en forte croissance, nous avons eu aussi besoin d’un fond de roulement de plus en plus important. Cela a affaibli l’entreprise ». Parmi la quarantaine de salariés que comptait l’entreprise, un tiers a été reclassé. « Le reste sera licencié ».
« Je suis obligé de rebondir », conclut-t-il. « Si je fais quelque chose ce sera sur le vin bio évidemment ». Il estime que ce n’est pas un « problème commercial » qui a fait plonger la société. « Les clients, on les avait. Il y avait un problème de positionnement sur les prix, mais nos clients étaient d’accord pour qu’il y ait des augmentations de l’ordre de 10, 15, voire même 20 % ». Il évoque aussi son investissement à titre gratuit auprès des acteurs de la filière en les conseillant en matière d’encépagement du vignoble et de vinification. « Ça marchait tant qu’il n’y avait pas trop de producteurs. Quand l’offre a augmenté, j’aurais dû changer mon modèle économique » et proposer un service de conseil rémunéré.










