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Languedoc-Roussillon
| | 17/04/2015

Grande région : Bernard Cazeneuve interviendra devant les élus de la Région LR avant fin mai

Objectif du gardois Damien Alary, président PS de la Région Languedoc-Roussillon, et de Philippe Saurel, maire DVG de Montpellier et président de Montpellier Méditerranée Métropole : ne pas devenir à terme un territoire de second rang dans le futur ensemble régional. Le risque est réel. Entre les services de l’Etat et les agents de la Région, environ 3 500 personnes pourraient être transférées de Montpellier vers Toulouse, dont environ un tiers des effectifs de la Région Languedoc-Roussillon - un millier, sur 3 200 salariés. « La France est subjuguée par le phénomène de centralisation. La localisation de la capitale à Toulouse aura un effet centrifuge », relève-t-on à la Région LR. Pôle emploi et la SNCF affirment déjà que leurs directions régionales seront implantées dans le chef-lieu de la future région. « Des mobilités professionnelles sont possibles, avance Martine Chong-Wa Numéric (Pôle emploi LR). Les gens sont inquiets, et en attente des décisions. C’est un sujet sérieux. »
La Région LR et son « ex-capitale », Montpellier (265 000 habitants), ne devrait cependant pas tout perdre. Le Rectorat et l’Agence française de biodiversité de la future région pourraient s’y implanter. Damien Alary, candidat aux élections régionales aux côtés de Carole Delga, souhaite le maintien de services où le LR se démarque : tourisme, mer et ports, viticulture. « On va pousser le curseur au maximum. Il faut des engagements avant les élections régionales, sinon la campagne sera compliquée sur le terrain, vu les scores déjà très élevés du Front national en LR », indique-t-on dans son entourage. Bernard Cazeneuve interviendra avant fin mai dans l’hémicycle de la Région LR, pour rassurer les élus du LR, lors d’une une session extraordinaire. Les parlementaires de gauche de la Région ont écrit le 24 mars à François Hollande, pour demander une « répartition des centres décisionnels » entre les deux métropoles, avec la préfecture de Région à Toulouse, et l’Hôtel de Région à Montpellier. Sans aller jusque là, le ministre de l’Intérieur tentera de donner des gages d’équilibre territorial à cette occasion. D’autant plus que « vouloir tout mettre à Toulouse serait une énorme erreur, confie une source proche du préfet de l’Hérault. La future région sera immense, avec 13 départements. Comment un fonctionnaire transféré de Montpellier à Toulouse pourra-t-il savoir ce qui se passe sur le site nucléaire de Marcoule, dans le Gard rhodanien ? »
En déplacement à Toulouse ce jeudi 16 avril, Marylise Lebranchu, ministre de la Décentralisation et de la Fonction publique a tenu à rassurer les agents de la fonction publique sur les incertitudes qui planent dans le cadre de la fusion des deux régions. « Nous voulons maintenir les effectifs sur les territoires, l’idée c’est de faire bouger le moins possible. Je pense que nous aurons davantage de demandes de mobilité que de mobilité imposée », a-t-elle déclaré à la préfecture de région. Elle appelle à un maximum de concertations et de dialogues pour que les différents statuts soient homogénéisés, dans le cadre de la grande région.

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