Merci Jean-Jacques Laffont.
A ceux qui se demandent encore à quoi sert l’économie et surtout, la recherche en économie, Toulouse vient d’apporter une réponse magistrale.
Qui mieux que les industriels qui ont bénéficié des retombées de ses travaux peuvent témoigner de la pertinence d’une recherche de haut niveau dans une discipline qui a toujours du mal à s’imposer dans le tronc commun de l’enseignement général ?
Ils sont venus nombreux à Toulouse, pour l’inauguration de la Toulouse School of Economics (TSE), labellisée RTRA (Réseau Thématique de Recherche Avancée) en octobre 2006 et de sa fondation Jean-Jacques Laffont. Tous ont voulu souligner l’importance des travaux de recherche des équipes toulousaines pour mieux comprendre et anticiper sur les évolutions du marché.
L’événement a réuni quelques uns des plus grands économistes de notre époque et des représentants des fleurons de l’économie nationale.
Douze de ces entreprises (voir par ailleurs en page ???) n’ont d’ailleurs pas hésité à s’engager financièrement dans l’aventure, en participant à hauteur de 30 M€ (au côté de l’Etat) à la nouvelle fondation qui permettra à TSE de poursuivre son ascension internationale. Avec globalement plus de 70 M€, cet outil financier offre au RTRA toulousain TSE, des moyens inégalés en France.
Rien n’est du au hasard. Cet engagement est le résultat d’un long travail, méconnu de la plupart des Toulousains… Nul n’est prophète dans son pays.
C’est en effet une consécration pour une œuvre engagée il y a près de 20 ans, par un certain Jean-Jacques Laffont, qui, en décidant de créer, à Toulouse, l’Institut d’économie industrielle (IDEI), va favoriser une concentration de « cerveaux », sur la ville rose, d’une qualité exceptionnelle.
Le pari était audacieux : faire de Toulouse le pôle névralgique des sciences économiques françaises. Une démarche originale, construite loin de Paris, mais en contact direct avec le monde.
C’est sur cette base, qu’au fil des ans, l’Université Toulouse 1 va gagner progressivement ses galons, pour rivaliser finalement avec les plus grandes institutions scientifiques de la planète.
Marina Angel
mangel@depechemag.com










