Une IGP pour les anchois
L’association de défense et de promotion de l’anchois de Collioure qui regroupe les deux conserveries rescapées du secteur (Roque, 250 t d’anchois/an, 42 salariés, vente en grande surface) et Desclaux (130 t d’anchois/an,16 salariés, en épiceries fines) obtient le label européen IGP (Identification Géographique Protégée). Sa spécificité : un savoir-faire traditionnel avec travail à la main. Commentaire circonspect des deux industriels : « Cette reconnaissance est positive, mais aujourd’hui après huit ans de démarches, il ne manque plus que le poisson ! » En accusation : le règlement mis en place par Bruxelles qui continue d’autoriser la pêche d’anchois de plus en plus petits (110 au kg en 2003 contre 55 en 2002)
Pour compenser la pénurie en Méditerranée, les deux conservateurs traitent des anchois d’Atlantique (golfe de Gascogne et La Turballe) et d’Argentine. Celui-ci, même traité à Collioure, ne sera pas intégré dans l’IGP.










