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| | 21/12/2007

TGV Nîmes-Montpellier : les Conseils généraux de l’Hérault et du Gard ne veulent pas passer à la caisse

André Vezinhet, président du Conseil général de l’Hérault et député (PS) de l’Hérault, a déclaré vendredi lors d’une conférence de presse que son institution refuserait de participer au financement du contournement ferroviaire de Nîmes et Montpellier. Le Conseil général du Gard, présidé par Damien Alary (PS) va adopter selon lui la même position.Ce double-refus est « unique en France », a indiqué jeudi le préfet de Région Cyrille Schott.Il survient alors que la question du prolongement du TGV Méditerranée de Nîmes vers l’Espagne sera au cœur du prochain sommet franco-espagnol, le 10 janvier à Paris.Les Conseils généraux de l’Hérault et du Gard sont sollicités respectivement à hauteur de 60 et 30 millions d’euros.\"Si j’acceptais, je serais inconséquent\"« Je ne conçois pas que le financement d’une ligne ferroviaire puisse être des compétences du Département, a-t-il expliqué. Et cela n’a rien à voir avec un manque d’enthousiasme sur ce projet.  Notre collectivité est sollicitée à hauteur de 4%, alors que pour le TGV Est, les taux de participation respectifs des Conseils généraux des Ardennes, de la Marne, de la Meuse, de la Meurthe-et-Moselle, de la Moselle et des Vosges n’ont pas dépassé 1%. »André Vezinhet a fustigé l’Etat, qui devrait au Conseil général de l’Hérault « 100 millions d’euros » dans le cadre des transferts de compétence (RMI, APA, routes…). « L’Etat oublie de me donner 100 millions d’euros et me demande 60 millions d’euros de plus. Si j’acceptais, je serais inconséquent. Mon refus est ferme et définitif, et tant pis si je passe pour le vilain petit canard. »Les autres financeurs ont donné leur feu vertLes conseillers généraux de l’Hérault ont voté le 13 décembre contre le financement de ce TGV. Le service de presse du Conseil général du Gard a déclaré vendredi qu’il ne participerait pas au financement si une autre collectivité refusait.Le coût de cette ligne nouvelle de 60 km, destinée à désaturer l’axe ferroviaire entre Nîmes et Montpellier, est évalué à 1,4 milliard d’euros. Sa mise en service est prévue pour 2013. Les autres financeurs, qui ont tous donné leur feu vert, sont l’Etat (737 millions d’euros), la Région Languedoc-Roussillon (270 millions d’euros), Réseau Ferré de France (140 millions d’euros), l’Europe (73 millions d’euros), l’Agglomération de Nîmes (30 millions d’euros) et celle de Montpellier (60 millions d’euros).H.V.

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