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| | 29/01/2009

?Région/Manifestations - 50 000 manifestants dans les rues de Montpellier et Nîmes

25 000 personnes, selon la police, ont manifesté dans les rues de Montpellier, soit une mobilisation supérieure à celle contre le CPE en 2006. La participation serait identique à Nîmes.À Montpellier, le cortège s’est ébranlé à 14h45 en scandant : « des milliards pour les salariés, pas pour les banquiers ».Aux corporations habituellement présentes (éducation nationale, cheminots, postiers, organismes de recherche publique, retraités…) se sont greffés des salariés du secteur privé : Midi Libre (presse écrite), IBM (informatique), Irrifrance (industrie), Groupama Sud (assurances) et, côté grande distribution et logistique, Intermarché, Système U Vendargues et Carrefour Balaruc et Saint-Clément-de-Rivière... ??« Et là, tu la vois, la grève ? »??« Crise financière pour les actionnaires, pas pour les salaires », « La France qui se lève tôt veut des salaires plus haut », « Nos luttes ont construit nos droits, nos résignations les détruiront, mobilisons-nous », « Germinal, le retour ?? »« TPE (très petite entreprise, ndlr) en détresse », « Et là, tu la vois ? » (la grève, allusion à Nicolas Sarkozy qui prétendait qu’on ne se rendait plus compte des grèves en France, ndlr), « À vendre 350 personnes civils de la défense, bon prix à débattre » (allusion aux départs de l’EAI et de l’Emsam de Montpellier, ndlr) ». Trois mannequins bâillonnés étaient baptisés : « Députés », « Juge d’instruction » et « artiste ».« Pour une fois que les gens se mobilisent globalement, c’est important d’y être, a déclaré Jacqueline, assistante sociale au CHU de Montpellier depuis dix ans. Il faut montrer que les manifestations ne se limitent pas à 2 000 excités. De notre corporation, on est beaucoup plus mobilisés que d’habitude. Au lieu de toujours se plaindre, il est de notre devoir de montrer que des choses sont inacceptables : conditions de travail, salaire, retraite, éducation de nos enfants… il y a plein de choses, pas une seule chose. C’est pour ça, d’ailleurs, qu’il y a beaucoup de gens dans la rue. Tout le monde est concerné d’une façon ou d’une autre. Cette manifestation n’est pas liée à la crise financière, mais plus à la politique du gouvernement. »H.V.

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