Sept conseillers généraux socialistes veulent Frêche pour tête de liste régionale
Sept conseillers généraux socialistes de l’Hérault, dont Jean-Pierre Moure, premier vice-président de l’Agglomération de Montpellier, et Philippe Saurel, adjoint au maire de Montpellier, ont pris position cette après-midi en faveur de la candidature de Georges Frêche comme tête de liste du PS aux élections régionales, lors d’une conférence de presse au club de la presse de Montpellier. Les sept élus (*) se sont démarqués des déclarations de la première secrétaire du PS, Martine Aubry, devant le secrétariat national, et de celles du président du conseil général de l’Hérault, André Vezinhet, qui s’est exprimé contre la candidature de Georges Frêche. « Quand on fait 16 % on se tait, on rame et on travaille sur un projet », a lancé le conseiller général Patrick Vignal à l’adresse de Martine Aubry. La politique se fait en groupe, en famille. Si on n’est pas d’accord, on se met sur la gueule en famille ». « Ce qui est important, c’est la position des militants, ont martelé Jean-Pierre Moure, Philippe Saurel et Christophe Moralès. Il y a des procédures, elles devront être respectées. Un candidat qui n’appartient pas au PS peut être soutenu par le PS ».
Haines inextinguibles
Christian Bouillé, ancien adjoint de Georges Frêche à la mairie de Montpellier, a regretté les « haines inextinguibles qui nous mettent dans une situation difficile ». André Vezinhet est, selon lui, « un président qui gère bien, mais il se trompe aujourd’hui en nous prenant en otages ». « Frêche est ce qu’il est, poursuit le conseiller général de Montpellier. Sur le fond, c’est un politique hors du commun qui a marqué la fin du XXe siècle et le début du XXIe. La forme est décapatante, irritante, pénible. Ses amis excusent la forme. Ses ennemis en profitent. Ce serait dramatique si aujourd’hui, ses amis en font autant ». Patrick Vignal reconnaît que « la machine Frêche, bien sûr, en a cassé quelques-uns. Des tensions, heureusement qu’il y en a, chacun défend sont territoire. Mais aujourd’hui, l’heure est au rassemblement, pas à pleurnicher ». Le maire divers gauche de Lattes, Cyril Meunier, a lancé un « appel à la raison. Arrêtons les guerres picrocholines entre le conseil général et le District hier, l’Agglomération aujourd’hui ». Interrogé sur la capacité de Georges Frêche à rassembler les autres composantes de la gauche, et notamment les Verts, Christian Bouillé estime que « Roumegas est capable de dire tout et son contraire. Aujourd’hui, ils disent ça, que diron-ils demain ». Pour Patrick Vignal, « les Verts ont fait un score exceptionnel et mérité. Je fais le pari qu’au second tour, ils nous rejoindront. »
(*) Cyril Meunier, Patrick Vignal, Christophe Moralès, Jean-Pierre Moure, Christian Bouillé et Philippe Saurel étaient présents. Pierre Maurel a diffusé une lettre de soutien à Georges Frêche par le biais des élus présents, qui ont dit avoir le soutien de Jean-Marcel Castet.










