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Immobilier
| 16/09/2010

Immobilier d’entreprise : les transactions repartent à Montpellier

Béatrice de Richter, directrice adjointe associée à BNP Paribas Real Estate Montpellier, a fait état jeudi 16 septembre d’un volume de transactions de 21 700 m2 dans l’aire urbaine de Montpellier au cours du 1er semestre 2010. Ce volume est en nette augmentation par rapport au 1er semestre 2009 (17 300 m2).

L’offre, qui atteignait à la fin du 1er semestre 2009 un niveau jugé critique de 111 600 m2, a été en partie résorbée au cours du 2e semestre 2009. « Cette diminution progressive de se poursuit », a-t-elle indiqué. Seules deux opérations offrent des surfaces neuves significatives et immédiatement disponibles : Archimède (5 677 m2) et Business Plaza (7 896 m2). « La faiblesse de l’offre neuve est un handicap. On ne peut pas répondre positivement à des demandes d’implantations sur des surfaces de 1 000 à 1 500 m2 ». L’offre de seconde main est « deux fois plus importante que le neuf ».
Le niveau de la demande nouvelle (22 600 m2) enregistrée au cours du 1er semestre 2010 est en diminution par rapport à celle du 1er semestre 2009. Les tailles de surfaces recherchées ont tendance à diminuer. « Les demandes exprimées supérieures à 2 000 m2 se sont raréfiées », relève Béatrice de Richter. 42 % des demandes concernent des recherches de surfaces comprises entre 100 et 250 m2 (contre 18 % au 1er semestre 2009). 70 % de la demande porte sur des besoins inférieurs à 500 m2.

La future gare TGV aura un impact

Interrogé sur les perspectives offertes par la future gare TGV de Montpellier (prévue en 2016), en termes de développement tertiaire, Pascal Schori, directeur régional (photo), a répondu : « L’effet TGV existe. Les sociétés internationales, quand elles s’implantent, ont des grilles multi-critères d’aide à la décision. Quand Montpellier est en concurrence avec d’autres villes, le critère ‘Gare TGV’ sera rempli alors qu’il ne l’est pas aujourd’hui. C’est un argument de plus dans le cadre de la prise de décision des entreprises. Ça a clairement un impact, même si on n’arrive pas à le quantifier. »

51,5 % de l’offre se situe à l’est de l’agglomération. « Les secteurs Richter et Parc Marianne sont en pleine évolution, et sont intégrés désormais au centre-ville dans l’esprit des investisseurs. Ce n’était pas le cas il y a encore cinq ans. » Le Parc de l’Aéroport (Pérols) est jugé comme une « vraie réussite. Il va même falloir pousser les murs… » La zone Eurêka fonctionne bien, « avec un bémol : l’absence de desserte par le tramway ». Au nord, Agropolis est par contre jugée « dormante. Il y a un manque de rénovation, qui pose problème ».
Le secteur bâtiments d’activité et entrepôts enregistre 12 600 m2 de demande nouvelle (16 demandes) - 46 000 m2 en 2009, 46 demandes. La taille moyenne se réduit et concerne le sud de Montpellier, irrigué par l’autoroute A9. La transaction se maintient : 24 300 m2 au cours du 1er semestre 2010 (38 000 m2 en 2009).

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