Gabrielle Deloncle (CGPME) arrive en tête dans les collèges « commerce » et « industrie », Rudy Iovino (Medef) l’emporterait dans les services. C’est le résultat, en attente de validation par la préfecture de l’Hérault, du dépouillement du vote à la CCIT de Montpellier. Peu après l’annonce du résultat, vers 22 h 30, Gabrielle Deloncle a annoncé à La Lettre M son intention de se porter candidate à la présidence de la CCIR, la chambre régionale. Candidat dans le collège « industrie », le président sortant de la CCI de Montpellier, Rudy Iovino, n’est pas assuré d’être élu.
Le coup de théâtre est survenu à 22 h 30. Alors que les votes par correspondance avaient placé la liste de Rudy Iovino nettement en tête dans tous les collèges, à la grande joie de ses partisans, le vote par Internet a renversé la tendance dans deux collèges sur trois. Au final, la liste de Gabrielle Deloncle est créditée d’environ 150 voix d’avance dans le collège « commerce » (16 sièges en jeu), et d’un écart d’une vingtaine de voix dans le collège « industrie » (12 sièges), collège dans lequelle se présente la présidente départementale de la CGPME. En revanche, dans les services (22 sièges), l’écart serait de quelque 220 voix en faveur de la liste Medef. Les résultats officiels et définitifs seront proclamés mercredi soir. S’ils sont confirmés, Gabrielle Deloncle pourrait contrôler 28 sièges sur 50 à la CCIT, et 6 sièges sur 13 pour la CCIR.
La CCIR en ligne de mire
À l’annonce de ces résultats, les colistiers de Gabrielle Deloncle, jusque-là tendus et silencieux, ont laissé éclater leur joie dans le sous-sol de la préfecture, où étaient dépouillés les bulletins de vote. « Nous avions demandé à tous nos ressortissants de voter par électronique pour éviter les manipulations des enveloppes. C’est le système le plus sécurisé », s’est réjouie la candidate. « Nous avons fait une belle campagne. C’est la victoire d’une équipe solidaire ! ».
Dans la foulée, Gabrielle Deloncle annonce sa candidature à la présidence de la chambre de commerce et d’industrie régionale, la CCIR. Elle dit pouvoir compter sur les voix des CCI de Béziers et de Sète, et sur celles de Nîmes. Si c’était le cas, elle devrait affronter le président, réélu, de la CCIT de Perpignan, Bernard Fourcade, qui a annoncé, de longue date, sa candidature à la présidence de la CCIR.