Le maire de Montpellier, Hélène Mandroux, a annoncé ce matin, lors d’une conférence de presse préalable au conseil municipal, que l’actuelle mairie de Montpellier, située près du Polygone, sera transformée temporairement en « incubateur d’entreprises » après le déménagement des services dans la nouvelle mairie, qui ouvrira en novembre 2011 dans le quartier Port-Marianne. Au 1er semestre 2012, un mandataire, qui n’a pas encore été choisi par la mairie, proposera aux entreprises en création des espaces de 50 à 60 m2, sur des plateaux de 800 à 900 m2.
Le bâtiment, qui s’étend sur 5 000 m2 de Shon, sera détruit à terme, « dans quatre à cinq ans », a précisé Hélène Mandroux. Les archives municipales resterons au deuxième sous-sol. Le hall sera détruit pour laisser la place à un espace de circulation piétonne.
Elle a ajouté que l’étude menée par le cabinet d’architectes-urbanistes Dusapin-Leclercq, des experts en valorisation immobilière et divers bureaux d’étude techniques sur l’avenir du site « n’a pas abouti à un montage équilibré ». Motif, selon l’adjoint à l’urbanisme, Philippe Saurel : « Il dépend du projet d’augmentation de la surface du centre commercial du Polygone et du repositionnement de l’hôtel Mercure », toujours pas finalisés à ce jour. Un nouveau concours d’urbanisme va être lancé pour définir l’avenir de la Zac Pagézy, nom du site de l’actuel hôtel de ville.
Implantation d’une école d’ingénieurs
Lors de cette conférence de presse, le maire a également annoncé avoir retenu la candidature de l’École polytechnique féminine pour s’installer sur l’ancien site du lycée Pierre Mendès-France. Cette école d’ingénieurs accueillera 40 étudiants dès la rentrée 2012, et 320 à partir de 2015. Sur la partie la plus ancienne du site, la Ville a retenu l’équipe montpelliéraine Cusy-Maraval pour réaliser des « logements individuels denses ». Cette opération s’inscrit dans le cadre de l’opération « Grand Cœur », lancée par l’ancien maire, Georges Frêche, en 2003, qui porte sur la construction ou la rénovation de 1 600 logements, dont 500 logements sociaux. « 850 logements auront été livrés en 2011 », précise l’adjoint à la rénovation urbaine, au logement social et au quartier Cévennes. L’ensemble de l’opération représente un investissement de 103 M€, dont 23 M€ à la charge de la Ville.
L’adjoint aux finances, Max Lévita, a annoncé que la Ville maintenait ses taux d’imposition en 2011 : le taux de la taxe d’habitation est fixé à 22,49 %, celui de la taxe sur le foncier bâti à 31,18 %, celui de la taxe sur le foncier non bâti à 112,71 %. Les allégements fiscaux votés par le conseil municipal représenteront « plus de 14 M€ ».