Le conseil communautaire de Montpellier Agglomération officialise le passage en métropole

84 pour, 5 abstentions et 2 contre : les conseillers communautaires de Montpellier Agglomération ont largement approuvé le passage en métropole au 1er janvier 2015, vendredi lors d’une session extraordinaire. Un passage déjà acté après le vote largement favorable des conseils municipaux (cf. ci-contre), la session du jour étant à portée surtout symbolique, quatre ans jour pour jour après le décès de Georges Frêche. Le nom de l’administration sera Montpellier Méditerranée Métropole.
Philippe Saurel, président de Montpellier Agglomération, a précisé les cinq piliers de la future métropole, qui comptera 31 communes :
- Santé : « La faculté de médecine, l’université, le CHRU et ses 13 000 employés, le tissu des cliniques, la recherche, mais aussi la santé morale, physique, sociale, psychologique, le bien-être. »
- Numérique et innovation : « Bien sûr les entreprises qui concourent au label French Tech , mais aussi il faut lutter contre la fracture numérique, qui crée des déséquilibres dans l’accès au savoir, et des inégalités territoriales, les entreprises ne pouvant s’ installer dans des zones où elles ne sont pas connectées. »
- Mobilité.
- Tourisme. « Il devra passer à la métropole, parce que c’est son échelle de pertinence. »
- Sciences du vivant : « respect de l’environnement, politique de l’eau, protection des terroirs viticoles et agricoles, lutte contre les pollutions. »
Vecteur d’attractivité
« Le match n’est pas Montpellier / Toulouse, mais de conserver une zone attractive sur le territoire de Montpellier, pour que les entreprises, les investisseurs, les administrations, demeurent implantées sur la métropole de Montpellier dans le cadre de la réforme territoriale (qui préconise une fusion des régions L.-R. et Midi-Pyrénées, NDLR), a déclaré Philippe Saurel, président de Montpellier Agglomération. Sans cette mutation, nous aurions été exclus du tour de table immédiatement. »
Première étape vers un pôle métropolitain
Revenant sur son projet de pôle métropolitain, regroupant les différentes agglomérations d’Alès à Narbonne : « ce périmètre est celui de la région L.-R., c’est vrai. Mais ce n’est pas parce qu’on crée un pôle métropolitain régional qu’on est candidats aux régionales ! Le pôle métropolitain doit permettre de muscler le territoire du métropole de Montpellier, pour devenir un pôle d’équilibre avec Toulouse. »
Même si le sujet n’a pas été abordé une seule fois en 2h30 de débats (15 prises de paroles, en plus de celle de Philippe Saurel), l’une des principales motivations du passage en métropole est la dotation d’Etat qui en découle – 60 euros / habitant, au lieu de 45,40 euros / habitant dans une communauté d’agglomération.
Photo Montpellier Agglomération










