Ligne Nouvelle du Sud-Ouest : les élus enjoignent l’État à clarifier sa position
Dans un courrier du 5 février adressé au Premier ministre, la Société du Grand Projet du Sud-Ouest (SGPSO) alerte sur les conséquences d’un report des décisions de l’État concernant le calendrier et le financement de la Ligne Nouvelle du Sud-Ouest (LNSO), qui reliera Bordeaux à Toulouse et Dax. En cause : l’attente des conclusions du Conseil d’orientation des infrastructures (COI), annoncées pour fin mars. Selon la SGPSO, ce délai remet en question l’objectif de mise en service de la LNSO en 2032, confirmé en mars 2022 par le gouvernement précédent. Une incertitude jugée d’autant plus problématique que 2,5 Md€ de conventions financières ont déjà été engagés et que 180 marchés d’études et de travaux sont en cours chez SNCF Réseau.
Un blocage « injustifié et inacceptable »
« Le moment est pourtant venu, en termes opérationnels, de lancer l’appel d’offres pour la conception et la réalisation de la Ligne Nouvelle », insistent les 24 collectivités membres de la SGPSO. Elles écartent l’hypothèse d’un partenariat public-privé (PPP), jugé coûteux et retardant, et plaident plutôt pour une solution de portage financier public, estimée à moins de 100 M€ par an pour l’État, sans dégradation du déficit public. Face à ce qu’elles considèrent comme un blocage « injustifié et inacceptable », elles demandent donc un rendez-vous urgent avec le Premier ministre afin de clarifier la position de l’État et de sécuriser la trajectoire du projet.
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