Surveillance de l’espace : en Lozère, Look Up réussit les tests de son premier radar
La start-up toulousaine Look Up (ex-Look Up Space), dédiée à la sécurisation des activités spatiales, réussit les tests opérationnels de son premier radar de surveillance de l’espace. Implanté à 1 200 mètres d’altitude, dans la commune de Monts-de-Randon, en Lozère, Sorasys 1 (Space Object Radar System) est un radar au sol de nouvelle génération capable selon la société - qui devrait compter une centaine de salariés en fin d’année - de « détecter et suivre des objets de petite taille, satellites actifs et inactifs, parties de fusées, débris, sur l’orbite terrestre basse (jusqu’à 2 000 km) où se trouve plus de 90 % du trafic spatial ». Look Up souhaite disposer d’ici à 2030 d’un réseau mondial de sept radars interconnectés.
Ce premier radar opérationnel constitue un outil de surveillance et d’anticipation qui, selon l’entreprise haut-garonnaise, répond aux « enjeux stratégiques majeurs de la Défense, des opérateurs et des agences spatiales, offrant une complémentarité parfaite par rapport à des systèmes patrimoniaux français et européens ». En parallèle, Look Up, qui a levé 50 M€ avant l’été, prépare le déploiement de ses prochains radars Sorasys 2A et 2B en Polynésie française, ainsi que la création de la « première capacité européenne de surveillance permanente et gestion du trafic spatial ».
Trois piliers technologiques
La société a été fondée en 2022 par Michel Friedling, ancien général de l’Armée de l’air et de l’espace, par ailleurs premier commandant de l’espace, et Juan Carlos Dolado Pérez, ex-responsable du département de surveillance de l’espace du Cnes. Sa proposition repose sur trois piliers technologiques : une solution digitale de fusion et de traitement des données (Synapse), un réseau mondial de radars (Sorasys) et un service intégré de gestion des opérations satellitaires.











