Logements neufs : le marché régional recule à nouveau au 1er trimestre
Trimestre après trimestre, le marché régional du logement neuf poursuit sa baisse en Occitanie, selon le bilan présenté le 15 mai par la FPI (Fédération des promoteurs immobiliers). Sur les trois premiers mois de l’année, les ventes sont en baisse de 12 % dans l’aire urbaine de Toulouse avec 524 logements commercialisés, de 24 % en ex-Languedoc-Roussillon (393 ventes) et de 40 % dans la métropole de Montpellier. Pour l’ensemble de la région Occitanie, le nombre de logements neufs autorisés à la construction recule de 12 % sur un an avec 34 600 autorisations et les mises en chantier progressent légèrement de 1,2 %, avec 31 500 logements commencés.
Mises en vente en berne
Toujours au premier trimestre 2025, les mises en vente s’affichent également en repli de 9 % sur un an dans l’aire urbaine de Toulouse, avec 522 lancements commerciaux. Une tendance encore plus marquée en ex-Languedoc-Roussillon avec un recul de 45 % et 465 logements mis en vente. Dans la métropole montpelliéraine, la baisse atteint 35 %. Côté prix, dans l’aire urbaine de Toulouse, le prix moyen des logements neufs est en hausse de 1,1 % sur un an à 4 467 €/m2, de 0,9 % dans la métropole héraultaise (5 121 €/m2) et de 5,2 % en ex-Languedoc-Roussillon (4 662 €/m2). En termes d’offre commerciale, la baisse est de l’ordre de 29 % dans l’aire urbaine toulousaine avec 2 462 logements disponibles, de 31 % en ex-Languedoc-Roussillon (2 932 logements) et de 28 % du côté de Montpellier.
Effondrement de l'investissement locatif
« Les chiffres du premier trimestre 2025 ne nous étonnent pas, commente la FPI. Ils confirment ce que nous annonçons depuis plusieurs mois : la disparition brutale du dispositif Pinel en fin d’année 2024 a provoqué un effondrement de l’investissement locatif neuf. » Les ventes aux investisseurs particuliers chutent en effet de 41,1 % au niveau national, accusant une baisse historique. « Nous vivons une période critique. Les investisseurs particuliers ont quasiment disparu, souligne Pascal Boulanger, président de la fédération professionnelle. L’accession reprend quelques petites couleurs avec une progression de près de 10 %, mais reste à des niveaux trop bas. »











