La Banque Populaire Occitane anticipe une poursuite de sa croissance en 2025
Pour Christophe Bosson, « 2025 sera l’année de la confirmation du rebond ». Le DG de la Banque Populaire Occitane estime ainsi que la banque présente dans huit départements* pourrait enregistrer « 3 % de croissance de PNB » (produit net bancaire) après avoir réalisé 370 M€ (+ 5,2 %) l’an dernier. « Par ailleurs, notre résultat net, qui s’est porté en 2024 à 74,1 M€, en hausse de 2,3 %, pourrait se situer cette année entre 75 et 80 M€ », anticipe-t-il. Quant au coût du risque, qui avait bondi de 62,2 % en 2024 pour se porter à 36,2 M€, il devrait se stabiliser « à un niveau qui demeure raisonnable ». La banque compte 1 972 salariés répartis dans trois sites centraux, plusieurs réseaux spécialisés et 196 agences.
Après le trou d’air, le rebond
« L’année 2024 nous a apporté beaucoup de satisfaction, confie Christophe Bosson. Et ce pour deux raisons principales. D’une part, après le trou d’air de l’exercice 2023, lié notamment à la remontée de l’inflation, nous avons vécu un rebond. Et d’autre part, nous avons montré notre résilience : sur un marché encore en retrait, nous avons capté de nouveaux clients. » Au total, la banque coopérative a financé 40 400 projets l’an dernier, pour une enveloppe de 2,3 Md€ (dont 0,9 Md€ de crédits immobiliers et 1,2 Md€ de crédits équipements). La Banque Populaire Occitane, dont le conseil d’administration est présidé par Catherine Mallet (par ailleurs DG déléguée du groupe industriel haut-garonnais Actia et présidente du Club ETI Occitanie) et qui revendique 199 160 sociétaires, accompagne désormais 613 334 clients particuliers, professionnels, agriculteurs et entreprises. Si l’activité liée au marché de l’immobilier a été fluctuante au cours de l’année écoulée, marquée par ailleurs par les incertitudes politiques nationales et le contexte géopolitique, la banque a enregistré à la fin de l’exercice « une accélération de la production de crédits aux entreprises, liée en particulier à des opérations de croissance externe dans un contexte de baisse de la valorisation des sociétés », précise à La Lettre M Christophe Bosson. Alors que les défaillances d’entreprise se multiplient depuis quelques mois, le DG de la Banque Populaire Occitane ne prévoit « pas pour autant d’augmentation du coût du risque, qui devrait osciller cette année entre 32 et 36 M€ ». Mais Catherine Mallet fait état d’« une situation économique qui a affaibli bon nombre d’entreprises » : « Elles n’ont plus de gras et ont du mal à se remettre de plusieurs années de tempête », soupire la dirigeante.
30 M€ investis en deux ans dans le parc immobilier
La Banque Populaire Occitane, dont les parts de marché se portaient au 31 décembre dernier à 16,17 % pour les crédits et à 13,52 % pour les dépôts, n’envisage ni de baisse de son effectif ni de suppression d’agences. « Nous investissons 30 M€ en deux ans (2024-2025) dans notre parc immobilier, en particulier dans les performances énergétiques de notre réseau d’agences et de nos sites centraux, dont notre siège social de Balma, dans lequel nous avons injecté 15 M€ », indique Christophe Bosson, qui prévoit le recrutement de 250 personnes – dont 150 en CDI et 100 alternants –, contre 296 l’an dernier, et entend « maintenir le maillage territorial actuel ».
*La Banque Populaire Occitane est présente en Aveyron, dans le Gers, en Haute-Garonne, dans les Hautes-Pyrénées, le Lot, le Tarn, le Tarn-et-Garonne et – hors Occitanie – le Lot-et-Garonne











