La coopérative Arterris construit sa stratégie RSE en concertation collective
Le groupe coopératif audois Arterris (1,22 Md€ de chiffre d’affaires, 2 300 salariés et 15 000 membres) rassemble le 22 février ses parties prenantes externes à Toulouse afin d’établir sa feuille de route RSE. Choisis parmi ses partenaires, 16 dirigeants ont comme objectif de déterminer la future politique sociétale du groupe, parmi lesquelles Sandrine Regaldo, responsable de la filière céréalière de Panzani, ou Marguerite Knefel, responsable RSE pour le groupe In Vivo. « L’idée est de mutualiser ce qui se fait déjà chez chacun en interne et de prioriser ensuite les objectifs en vue d'établir une charte des partenaires d’Arterris », explique Leïla Veillon, directrice marketing du groupe coopératif.
N’entraînant aucune obligation de moyens ou de résultats pour les membres de la coopérative, cette stratégie est au service des agriculteurs, selon Jean-François Monod, directeur de l’innovation d'Arterris et agriculteur : « Certains adhérents n’ont pas le budget de grands groupes pour travailler leur RSE et nous voulons les aider en leur offrant une stratégie simple à mettre en place, peu importe l’échelle d’activité. C’est d’autant plus important que la réglementation de la CSRD arrive et va concerner 50 000 entreprises, contre 11 000 auparavant ».
Applicable depuis le 1er janvier dernier, la directive européenne Corporate Sustainability Reporting Directive (CSRD) fixe de nouvelles normes et obligations en matière de RSE. Elle concerne les grandes entreprises et les PME cotées en bourse. L'objectif de cette directive est d'encourager le développement durable des entreprises et d'identifier celles qui sont les plus disciplinées en la matière.











