Comment Aerospace Valley veut attirer de nouveaux talents dans l'aéronautique
L'un des axes forts de la feuille de route stratégique 2022-2025 du pôle de compétitivité Aerospace Valley, qui rassemble plus de 800 acteurs de l’aéronautique, du spatial, des drones et des systèmes embarqués en Occitanie et en Nouvelle-Aquitaine, est directement lié à une problématique que connaissent bien les acteurs régionaux de l'aéronautique : le fort besoin en main-d’œuvre qualifiée dans un contexte de remontée en cadence de la production.
Pour Bruno Darboux, président du pôle, la qualité des profils présents dans le territoire, « sur une palette de compétences très variée », n'est pas un sujet. En revanche se pose la question de « leur quantité ». Alors que la filière table, à l'échelle nationale, sur quelque 15 000 recrutements cette année et que le seul groupe Airbus ambitionne pas moins de 6 000 embauches dans le monde en 2022, le sujet de l'attractivité de la filière se pose plus que jamais. « C'est une gageure d'attirer les bons profils, constate Bruno Darboux. D'autant qu'il faut maintenir la qualité des compétences requises alors que le monde technologique change. »
Cartographie des besoins et évangélisation
Afin de participer à l'identification des besoins liés notamment au développement de l'avion « vert », que ce soit côté numérique – intelligence artificielle, calculs quantiques… – ou énergie – systèmes d'hybridation, hydrogène… –, Aerospace Valley souhaite se positionner dans le cadre d'un appel à manifestation d'intérêt dédié aux métiers et aux compétences d'avenir. Le pôle de compétitivité entend par ailleurs mener aux côtés de l'UIMM des actions auprès des jeunes. Objectif ? Faire (re)découvrir les métiers de l'aéronautique à une nouvelle génération en quête de sens. « Nous aurons les bons talents en quantité si nous savons montrer la pérennité de nos filières », estime Bruno Darboux.










