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Haute-Garonne
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Biotechs - Santé
| 12/11/2021

L'auto-test urinaire TinoHealth bientôt en phase d'industrialisation

La jeune pousse Pythic (siège à Carbonne – 31), qui a développé un dispositif d’auto-test urinaire appelé TinoHealth, veut industrialiser la production de son innovation. L’auto-test, qui mesure dix biomarqueurs (pH, niveau d'hydratation, magnésium, sodium, urée, calcium, acide urique, oxalate, citrate, créatinine), s’adresse avant tout aux sportifs, mais également « aux personnes qui veulent améliorer leur bien-être », précise à La Lettre M Clara Dumard cofondatrice de la start-up avec Stéphane Lebrun, fondateur d’Innopsys, Jean-Christophe Cau et Cyril Cauchoix. En effet, en fonction des résultats de l'auto-test, la start-up propose de délivrer des conseils nutritionnels pour « permettre d'avoir un corps au maximum de ses capacités ».
« Pour le moment, l’auto-test est fabriqué sur une imprimante 3D, mais nous avons trouvé des contacts dans la région d’Oyonnax (Ain) chez des injecteurs plastiques. Nous espérons démarrer la ligne de production en février ou mars 2022 », indique la jeune chef d’entreprise qui cherche des investisseurs pour accompagner cette phase de développement.

« Démocratiser la santé »
TinoHealth est composé d’un boîtier connecté fixe et de petites bandelettes à usage unique. Lorsque l’utilisateur a uriné sur la bandelette, les résultats sont envoyés au bout d’une à deux minutes sur l’application dédiée. « Selon les données obtenues, on peut s’apercevoir par exemple si l’on mange trop acide et modifier son alimentation pour rétablir l’équilibre de ses biomarqueurs », explique Clara Dumard. L’entreprise, qui a déposé deux brevets (un sur le boîtier d’auto-test, l’autre sur le fourreau qui protège les mains) envisage de commercialiser son offre sous forme d’abonnement. « D’abord il faudra acquérir le boîtier, puis l’abonnement permettra de recevoir quatre bandelettes par mois pour faire un test par semaine, et d’avoir accès à l’application dédiée », précise la cofondatrice. L’abonnement pourrait tourner aux alentours de 15 à 20 € par mois. « Nous voulons démocratiser la santé », commente Clara Dumard convaincue que TinoHealth est une innovation d’avenir. « Actuellement, seules les toilettes connectées peuvent nous concurrencer en France, mais TinoHealth est bien plus pratique à transporter ! », plaisante-t-elle.

Bérengère Bosi / bosi@lalettrem.net
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