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Hérault
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Emploi / Transports - Logistique
| 9/02/2021

Plan Mobilités : vers des entreprises mieux desservies

« Nous sommes extrêmement favorables à une meilleure desserte en transport en commun du Millénaire. L’objectif est notamment de moins utiliser nos véhicules personnels », commente Magali Gippet, directrice de la communication chez Veolia Eau région Sud (120 collaborateurs à Montpellier), en réaction au plan Mobilités 2025 à 1 Md€ de la Métropole de Montpellier. Celui-ci vise, entre autres, à mieux desservir les entreprises implantées dans des quartiers sans tramway : Millénaire, Eurêka, Pompignane... La solution, suggérée par Philippe Saurel et sortie des cartons par son successeur Michaël Delafosse : le bus à haut niveau de service (BHNS). « Contrairement au bus actuel qui fait des détours, parce que tel quartier n'est pas desservi, le BHNS est le plus direct possible. Il ne va pas chercher les gens devant chez eux mais sur la route métropolitaine, en lisière des communes. Il est systématiquement prioritaire aux feux intelligents et passe toutes les dix minutes aux heures de pointe, de façon à ce que les usagers ne regardent plus les horaires. Plus rapide, donc plus efficace, ce produit attractif va concurrencer la voiture », assure à La Lettre M Julie Frêche, vice-présidente chargée des transports et des mobilités actives.

Pistes cyclistes sécurisées

Outre cette ligne 1 entre Castries et la place de l'Europe à Montpellier, trois autres itinéraires de BHNS à hydrogène vert seront ouverts, simultanément, entre 2023 et 2025. « Cela dépendra de l'arrivée de stations à hydrogène », souligne l'élue. Seront aussi desservis le pôle Euromédecine qui fera partie de la future Med Vallée, au nord de la ville, et le quartier d'affaires à construire Cambacérès, près de la gare Sud de France, qui doit voir arriver, en 2024, la ligne 1 du tramway. Quant à la ligne 5, dont la mise en service est annoncée en 2025, elle desservira le pôle chimie Balard, Agropolis et le Cirad. Quid des Zac Garosud et Tournezy en bordure d'autoroute ? « Nous n'avons pas encore trouvé la solution idéale », reconnaît Julie Frêche, qui souhaite « une continuité cyclable » avec le centre-ville. « Si ce sont des voies bus-vélo, l'attractivité sera faible car les cyclistes ne se sentiront pas en sécurité », avertit Nicolas Le Moigne, président de l’association montpelliéraine Vélocité.

Haltes ferrovaires
Cette stratégie Mobilités doit aussi se faire en intégrant les haltes ferroviaires de Baillargues, Villeneuve-lès-Maguelone et – « c’est actuellement en discussion avec la Région », confie Julie Frêche - de Sablassou à Castelnau-le-Lez. Le covoiturage et l’autopartage seront aussi encouragés. Des discussions en matière d’intermodalité sont parallèlement en cours avec les collectivités autour de la métropole à l’instar de la communauté de communes Vallée de l’Hérault, concernant la mise en place d'un bus à haut niveau de service.

Cyril Peter, avec Véronique Coll
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