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Haute-Garonne
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Infrastructures / Institutions
| 8/09/2020

Quel avenir pour l'ancien parc des expos ?

Le projet de reconversion de l’île du Ramier à Toulouse entame une nouvelle phase avec la destruction du parc des expositions. Pour le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, « c’est la réalisation d’un rêve », rendu possible par l’ouverture prochaine du nouveau Meett. Sur les neuf halls que compte le parc des expos, quatre seront conservés et réhabilités. Le hall 3 – avec son architecture voûtée atypique – accueillera des sports urbains (skate, BMX...) et des expositions. Le hall 7 sera utilisé pour relocaliser les clubs sportifs (notamment le basket) qui devront quitter le petit Palais des sports pour laisser la place à TBS (Toulouse Business School). Le hall 8 sera transformé en salle de manifestations et d’accueil d’associations. Le hall 9 sera réhabilité en déchetterie/recyclerie.

Économie circulaire

Les cinq halls restants seront détruits dans les six mois à venir. Ce chantier « expérimental » doit promouvoir l’économie circulaire. Ainsi, les matériaux et équipements seront réutilisés ou a minima recyclés. « L’objectif est de réutiliser 95 % des matériaux » explique Guillaume Cantagrel, directeur du projet Grand Parc Garonne à Toulouse Métropole. « L’enrobé (bitume et gravier des sols, NDLR) des halls sera récupéré et concassé. Il sera réutilisé notamment sur la voirie de la ligne de tramway qui mènera au Meett, dans le secteur Garossos. »
Les portes coupe-feu, néons et éléments de chauffage seront réemployés ou recyclés par des associations, notamment Emmaüs. « Les salariés du chantier vont être formés à l’économie circulaire » indique Patrick Bernard, responsable développement chez Synethic, qui accompagne les entreprises sur le chantier. « Le réemploi est une démarche environnementale qui ne coûte pas moins cher car démonter sans casser prend plus de temps », précise-t-il. Enfin, la Métropole souhaite un chantier qui ne pollue pas. Matthieu Geng, responsable d’agence chez Biotope, explique : « Nous mettons en œuvre des dispositifs pour éviter la diffusion de la poussière et maîtriser les eaux de ruissellement ».

La démolition du Parc des Expos est une nouvelle étape dans le projet de « poumon vert » de l’île du Ramier. Pour atteindre son objectif, la Métropole se fait accompagner par l'Inra de Dijon, afin de « reconstruire des lithologies propices » et revégétaliser un sol couvert par le bitume depuis plus de 70 ans. Le projet, qui dans son ensemble représente un investissement total de 200 M€, devrait s’achever en 2030. « Mais le gros du travail sera effectué pendant ce mandat ! », promet Jean-Luc Moudenc.

Bérengère Bosi / bosi@lalettrem.net
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