Tourisme : « La chute sera moins douloureuse » en Occitanie
Un milliard d’euros. C’est, de février à mai, la perte estimée de chiffre d’affaires (15,9 Md€ en 2019) de la filière touristique en Occitanie, selon le Comité régional de tourisme (CRT). Mais pour la quatrième région touristique de France, « la chute sera moins douloureuse qu'elle ne le sera ailleurs », assure son président Vincent Garel. La raison ? Contrairement à l'Ile-de-France, elle ne dépend pas de la clientèle étrangère. « En temps normal, 25 % des touristes que nous accueillons sont étrangers. Le grand maximum cette année, ce sera 10 % », parie Jean Pinard, son directeur. Et d’ajouter : « Il y a eu une hausse des réservations venant du Benelux lors du déconfinement mais l’insécurité sanitaire incite aujourd'hui les gens à rester près de chez eux. » De quoi nourrir des espoirs pour la région la plus prisée des touristes français. « Ceux qui avaient l’habitude de partir à l’étranger iront plutôt dans leur petit appartement à La Grande Motte ou dans la maison de mamie au fin fond du Tarn. L'un de nos atouts, c'est qu'on est de loin la région avec le plus de résidences secondaires », note Vincent Garel.
Promouvoir des sites déstabilisés par le confinement
Pour relancer le secteur, qui pèse 10 % du PIB occitan, le bras armé de la Région pour le tourisme a investi 3 M€. L’essentiel de l'enveloppe permet de promouvoir des sites déstabilisés par le confinement comme Lourdes, dont le Sanctuaire a rouvert partiellement en mai dernier. La campagne de communication, notamment via des vidéos sur les réseaux sociaux, met en avant les loisirs, dont les activités nautiques. « Il n’y a pas qu’en Bretagne que l’on peut faire de la voile », insiste Jean Pinard. Ce plan comprend aussi la mise en place d'un numéro vert d'information touristique (0 800 94 94 94). Sa mise en place a coûté 80 000 € et il reçoit une centaine d'appels par jour. Les questions portent essentiellement sur l'ouverture d'un établissement et les règles sanitaires: distanciation sociale, port du masque, désinfection des transats... Enfin, le CRT a formé, à distance, 400 agences de voyages nationales aux richesses touristiques de la région. Parmi elles, « des entreprises occitanes qui proposaient des circuits en vélo mais qui cette année les proposeront aux Français », souligne Vincent Garel.










