L’Université Paul-Sabatier épinglée par l’ASN
Chargée du contrôle de la sûreté nucléaire et de la radioprotection, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) épingle l’Université Paul-Sabatier. Lors de son bilan annuel, le 2 juillet à Toulouse, l’ASN « constate que l’université n’a pas atteint son objectif d’évacuer avant la fin 2017 ses sources périmées et déchets radioactifs vers les filières appropriées ». Sous-évalué dans un premier temps, le stock a été estimé à 370 sources et déchets après une opération de caractérisation menée en 2016 par l’établissement universitaire. Le coût de leur évacuation - jusqu’à 20 k€ l’unité pour certains déchets - et les exigences du Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives et de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) expliqueraient le retard. L’ASN inspectera à nouveau l’université en septembre et étudie des éventuelles « mise en demeure et pénalités ». Pas d'alarme du côté de l'Université. « L'évacuation de ces vieux produits va s'échelonner dans les prochaines années. Nous attendons l'intervention de l'Andra », explique Laurent Barbieri, directeur général des services de l'université. L'opération coûterait environ 200 k€ par an à l'établissement.










