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Midi-Pyrénées
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Transports - Logistique
| 25/06/2018

TGV Océane : 350 000 passagers supplémentaires entre Toulouse et Paris

Un an après le lancement du TGV Océane, qui relie la Ville rose à la capitale en 4h08 (gain de 1h10), le bilan est « plus que positif », estime Gwendoline Cazenave, directrice TGV Atlantique. « Nous anticipions entre 800 000 et un million de passagers entre Toulouse et Paris, explique-t-elle. Finalement, nous avons dépassé le million, avec 350 000 personnes supplémentaires, ce qui représente une hausse de trafic de 60 %. C’est le record du marché ! » Au total, les nouvelles rames comptent 7 000 places par jour, avec six allers-retours quotidiens. « Notre taux de remplissage est de l’ordre de 75 % », précise Gwendoline Cazenave, qui ne prévoit pas de hausse du cadencement à court terme.

Pour séduire de nouveaux clients, la SNCF mise sur la mise en place de tarifs « compétitifs », notamment pour les jeunes. Les passagers professionnels, « en croissance de 80 % en un an », représentent quant à eux désormais « entre 5 et 10 % » de la clientèle.
« Grâce à notre nouvelle offre, trois fois plus de jeunes ont pu voyager entre Toulouse et Paris », se réjouit Gwendoline Cazenave. Côté clientèle professionnelle, le train viendrait-il progressivement remplacer l’avion ? Pas question pour la directrice TGV Atlantique d’évoquer ses concurrents de façon frontale, même si elle consent à comparer ses 7 000 places de train à « l’équivalent de vingt-deux A320 qui décolleraient chaque matin de la gare de Toulouse pour atterrir à Montparnasse », tout en instant sur le fait qu’un trajet en TGV Océane « génère 24 fois moins d’émissions de CO2 qu’un trajet en avion ». « Beaucoup de pros nous disent que notre TGV, 100 % équipé en Wi-Fi, est un vrai bureau mobile, où ils peuvent travailler, avec un trajet qui les amène directement de centre-ville à centre-ville », ajoute-t-elle, en reconnaissant que « le Toulouse-Paris en 4 h en TGV rend possible des voyages qui se faisaient auparavant en avion ». Pas un mot, en revanche, sur le projet de LGV Bordeaux-Toulouse, qui permettrait de placer le Capitole à 3 heures de la capitale. « Il y a des experts qui planchent sur ces sujets », se contente d’indiquer Gwendoline Cazenave, en rappelant que « sur ce dossier, les décisions appartiennent à l’État, pas à la SNCF ».

Alexandre Léoty / leoty@lalettrem.net
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