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Midi-Pyrénées
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Finances
| 7/03/2018

Caisse d’Épargne de Midi-Pyrénées : une « année-record » pour la production de crédit immobilier

« 2017 restera une année-record pour le crédit immobilier, avec 2 Md€ de production, contre 1,3 ou 1,4 les années précédentes et 700 ou 800 il y a dix ans », se félicite Pierre Carli, président du directoire de la Caisse d’Épargne de Midi-Pyrénées (CEMP), le 7 mars à Toulouse, à l’occasion de la présentation des résultats annuels de la caisse régionale. Conséquence de cette hausse de production de crédit immobilier, couplée aux bons résultats de l’assurance-vie (+ 75 % de la collecte en unités de compte) : l’encours crédit global a progressé de 11 % pour atteindre 12,1 Md€. La collecte s’est elle aussi renforcée, pour atteindre 17,9 Md€ d’encours (+ 1 %). Une dynamique commerciale qui se traduit par un produit net bancaire à 375,1 M€, en hausse de 0,2 % et un résultat net à 80,3 M€ (+ 9,9 %).
La CEMP, qui revendique 925 117 clients en ex-MP, dont 141 205 sociétaires (+ 2 000 en 2017), annonce également avoir injecté plus de 800 M€ dans l’économie régionale, en finançant des PME (190 M€, stable), des associations (50 M€, + 138 %), des collectivités et sociétés d'économie mixtes (220 M€, + 16,4 %), des bailleurs sociaux (296 M€, + 5,4 %) et des professionnels de l’immobilier (242 M€, + 21 %). Des clients gérés par les huit centres d’affaires de la CEMP, qui s’ajoutent aux quelque 12 directions commerciales et 200 agences du réseau. Soit un total de 1 658 collaborateurs. « Comme annoncé en 2016, dans le cadre de notre plan de réorganisation sur quatre ans, la baisse du nombre d’agences et des effectifs va se poursuivre », indique Pierre Carli. Sur les 35 agences amenées à être fermées ou à se regrouper, huit l’ont été l’an dernier et une trentaine de départs en retraite n’ont pas été remplacés (sur 120 non-renouvellements prévus en quatre ans).

Sur l’éventualité d’une fusion avec la Caisse d’Épargne de Languedoc-Roussillon, le président du directoire est très clair : « Je pense qu’elle se fera un jour mais ce n’est pas une priorité. Si on fusionne, on en a pour 18 mois à ne faire que ça. Or il y a des enjeux de transformation plus vitaux pour l’avenir de la banque qui se présentent à nous aujourd’hui. » Parmi ces enjeux : le développement de l’offre de services numériques, qui compte 261 500 utilisateurs (+ 5 %). Pas question pour autant de renoncer au réseau d’agences physiques : « La Caisse d’Épargne est une des seules banques à n’avoir pas de banque en ligne mais, ma conviction, c’est que la banque en ligne de la Caisse d’Épargne, c’est la Caisse d’Épargne elle-même ! D’ici deux ans, vu les investissements qui sont faits par le groupe (BPCE, NDLR) je pense que l’on sera meilleurs que les banques en ligne en termes de services offerts et, sur l’aspect tarifaire, on proposera des offres différentes en fonction du niveau de service souhaité par le client. »

Aline Gandy / gandy@lalettrem.net
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