Ouverture d'une base Volotea en mars
« Volotea devient toulousaine ! » Jean-Michel Vernhes, président du directoire d’Aéroport Toulouse-Blagnac (ATB), annonce, le 8, l’ouverture d’une base Volotea en mars. Comme Air France et easyJet avant elle, la compagnie ibérique décide de localiser une partie de son personnel et de sa flotte (580 salariés en 2015 et 19 Boeing 717 de 125 sièges) sur la plate-forme aéroportuaire toulousaine. « Nous allons commencer par un avion et 25 personnes », indique Carlos Muñoz, fondateur et PDG de Volotea, qui souhaite privilégier des recrutements locaux (à pourvoir : 15 postes de personnels de cabine, 10 de pilotes et un de chef d’escale). Arrivée en 2013 –un an après son premier vol à Venise (devenue la plus importante de ses six bases, bientôt sept avec l’ouverture de Verone en novembre)-, Volotea a, à ce jour, transporté près de 96 000 passagers depuis ou vers Blagnac. L’an prochain, elle prévoit de proposer 250 000 sièges au départ de la Ville rose vers 12 destinations, dont quatre nouvelles, lancées entre le 25 mars et le 17 avril : Brest et Prague (deux vols par semaine), Malaga (un vol hebdomadaire) et Split (un vol puis deux à partir du 24 juin).
Son ambition : augmenter le nombre de lignes, avec toujours un même credo : des vols directs entre des capitales régionales européennes, à bas prix (à partir de 60 €) et avec un haut niveau de service. « Nous nous donnons en général deux ans pour voir si une ligne fonctionne. À Toulouse, aucune n’a été fermée depuis 2013, rappelle le PDG. Notre force ? Une grande flexibilité, qui nous permet d’adapter l’offre au plus près de la demande réelle. »
Volotea, qui prévoit d’entrer en bourse l’an prochain, devrait dégager 210 M€ de revenus en 2015. Elle opérera, en 2016, 196 lignes vers 72 villes de 13 pays d’Europe. Deux nouvelles bases seront ouvertes en 2017, l’une en Espagne, l’autre en France ou en Italie, « nos trois plus gros marchés », assure Carlos Muñoz.










