Zoom sur. Développement des formations et nouveaux projets de R&D
L’école nationale d’ingénieurs de Tarbes (ENIT), rattachée depuis 2002 à l’Institut National Polytechnique de Toulouse (INPT), dont elle est l’une des 7 grandes écoles d’ingénieurs, poursuit son développement et prépare de nouveaux investissements.
L’Enit vient de boucler 2014 avec la signature, en toute fin d’année, d’un nouvel accord de partenariat avec l’avionneur européen Airbus (cf. mps n° 2008). Une belle reconnaissance pour l’école de Tarbes, qui est ainsi la 4e grande école à signer ce type de convention cadre avec Airbus, juste après l’Isae, l’Ensam et TBS et de nouvelles perspectives de stages pour ses étudiants, au sein d’un groupe qui dispose de bureaux d’études et de sites de fabrication dans le monde entier. Un nouvel atout pour une école d’ingénieurs généralistes, qui délivre, depuis 2010, un peu plus de 200 diplômes chaque année.
Des nouvelles formations
« Orientés historiquement vers le génie mécanique et le génie industriel, les cursus de l’Enit répondent à des besoins très diversifiés », souligne Talal Masri, directeur de l’Enit. Depuis 10 ans, l’école élargit régulièrement ses champs d’intervention avec de nouveaux cursus en génie civil, génie électrique, matériaux composites… Très orientée sur les métiers de l’industrie, l’école forme aussi des ingénieurs pour le BTP, que ce soit en conception, ou en construction. Parmi les dernières formations mises en place, un mastère spécialisé en éco-ingénierie, ouvert à la rentrée 2014, co-accréditée par les 7 écoles de l’INPT, avec des modules spécifiques dispensés par chaque école selon ses domaines d’expertise. « L’aéronautique, les transports et le ferroviaire pèsent à peine 25% des premiers emplois proposés à nos jeunes diplômés », précise Talal Masri. Depuis 2008, un cursus par apprentissage a été mis en place, qui monte progressivement en puissance. L’école compte 88 apprentis.
5 M€ de contrats recherche et R&D
L’Enit développe par ailleurs, en complémentarité de ses activités de formation, des activités de transfert industriel et de recherche. « Depuis 2010, nous affichons un niveau stable annuel de 5 M€ en contrats de recherche et contrats de R&D », se félicite le directeur de l’école. Des prestations d’assistance technique (analyses, essais, études spécifiques) sont ainsi proposées aux entreprises via deux plateformes technologiques : le CIMMES (Centre d’Ingénierie en Mécanique, Matériaux Et Surfaces) et l’IDCE (Ingénierie de la Décision et de la Communication pour l’Entreprise). Les activités de recherche, orientées principalement en génie des matériaux, génie mécanique et génie industriel, sont quant à elles, concentrées au sein du Laboratoire Génie de Production (LGP).
Un acteur majeur de Primes
L’école d’ingénieurs de Tarbes est aussi très fortement impliquée au sein du pôle de recherche Primes (Pôle de Recherche pour l’Intégration de puissance, le Management de l’Energie et ses composants de Stockage), mis en place en 2006 à Tarbes. Outre le fait d’en être un acteur majeur de recherche, l’Enit assure la gestion financière de ce pôle, qui associe de grands industriels (Safran, Airbus, Alstom Transport, Schneider Electric…), des PME régionales, et des laboratoires de recherche. Plus de 2,5 M€ ont déjà été investis (avec le soutien de l’Etat, de la Région, des collectivités locales et de l’Europe) depuis 2011. « 1,5 M€ d’investissements sont encore programmés d’ici juin 2015 dans l’acquisition de nouveaux équipements », précise Talal Masri.
Une nouvelle plateforme sur les matériaux innovants
Un nouveau projet mobilise depuis peu les équipes de l’école : la mise en œuvre d’une nouvelle plateforme orientée vers les matériaux innovants pour les moyens de transports. Ce projet a déjà franchi les premières étapes de sélection pour figurer, au titre de projet prioritaire pour les Hautes-Pyrénées, dans le volet recherche et enseignement supérieur du prochain contrat de plan, actuellement en cours de finalisation. Ce projet nécessiterait pas moins de 4,8 M€ d’investissement en immobilier (avec la reconstruction de quelque 3 000 m2) et de 5,5 M€ en équipements. Le montage financier est en cours de définition. « Nous espérons pouvoir lancer le chantier de cette nouvelle plateforme à l’horizon de 2017, voire 2018 », avance Talal Masri.
Marina Angel
Encadré :
- 980 étudiants
- 88 apprentis
- 90 enseignants titulaires et assimilés
- 60 intervenants extérieurs
- Un budget annuel consolidé de 20 M€










