Zone à faibles émissions : le Medef 31 et la CPME 31 demandent des aménagements
Le Medef 31 et la CPME 31 alertent dans un courrier commun sur les conséquences délétères de la mise en place de la zone à faibles émissions (ZFE) qui interdit progressivement l’entrée dans Toulouse aux véhicules les plus polluants. Les deux organisations patronales demandent aux autorités de repenser le dispositif. « C’est un sujet qui concerne tous les territoires limitrophes, où habitent la majorité des salariés (…) impactés par la mise en place de la ZFE », préviennent-elles. Elles demandent que de nouvelles études d’impact sanitaires et socio-économiques soient menées et revendiquent entre autres la mise en place de dérogations « y compris payantes » et des aides financières pour le renouvellement des parcs automobiles.
Appel à la concertation
Sans aménagement, la ZFE pourrait conduire à « une nouvelle crise sociale », préviennent les deux organisations, illustrant les difficultés potentielles par des cas concret. « Par exemple, avec la ZFE, deux tiers des salariés de l’entreprise toulousaine Yeo Frais (acteur majeur du secteur agroalimentaire de l'ultra frais) ne pourront plus rentrer en ville ».
Présidées respectivement par Pierre-Olivier Nau et Vincent Aguilera, le Medef et la CPME de Haute-Garonne demandent de fait une concertation avec tous les acteurs concernés et la création d’un comité de suivi dédié à la mise en place de la ZFE à l’échelle de la région afin d’harmoniser la réglementation et les aides financières déployées. Autre revendication : la création, au niveau national, d’une vignette intermédiaire ente le niveau 2 et le niveau 1 pour les véhicules diesel.










