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Haute-Garonne
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Transports - Logistique
| 16/04/2018

Volotea : quelle stratégie deux ans après l’ouverture de la base de Toulouse ?

Bientôt un million de passagers transportés au départ et à destination de Toulouse, 24 lignes opérées et 60 emplois directs et indirects créés au sein de sa base opérationnelle toulousaine, ouverte en 2016 : le potentiel de développement que pressentait Volotea au départ de la Ville rose s’est confirmé. Présente sur le plate-forme toulousaine depuis 2013, la compagnie aérienne low-cost espagnole avait décidé d’y baser des avions (deux à ce jour) et du personnel trois ans plus tard. « La stratégie de Volotea - qui consiste à relier des villes secondaires en Europe – fonctionne. Nous n’avons fait que répondre à une besoin qui n’était pas satisfait », constate Carlos Muñoz, PDG et fondateur, qui indique discuter d'« une dizaine de lignes » avec l’aéroport de Toulouse-Blagnac (ATB), dont « trois ou quatre devraient se concrétiser. Nous communiquerons dessus après l’été ». La création de dix emplois est annoncée cette année, alors que trois nouvelles routes sont actuellement lancées au départ de Toulouse : Pise-Florence (Italie), Catane (Italie) et Heraklion (Grèce). Sur les 24 destinations desservies par Volotea au départ de Toulouse, plus de 532 000 sièges (sur 3 600 vols) seront proposés cette année.

« Volotea n’est pas juste une compagnie qui va sur des marchés où les autres ne vont pas. Elle a prouvé qu’elle avait la maturité pour se positionner également sur des lignes concurrentielles telles que Toulouse-Nantes et y prendre des parts de marché, estime Catherine Gay, directrice stratégie et développement d’ATB. On peut ainsi imaginer qu’elle aille sur des lignes comme Marseille ou Nice, où il reste de la place. » Fondée en 2012, Volotea réalise un CA supérieur à 360 M€ (rentabilité atteinte il y a trois ans), emploie 875 personnes (300 en France, 325 en Italie et 250 en Espagne) et prévoit de créer 250 emplois cette année. Elle exploite 10 bases (bientôt 12, avec les ouvertures imminentes de Marseille et Athènes), dessert 293 routes entre 78 capitales régionales européennes dans 13 pays et devrait transporter entre 5,7 et 6 M de passagers en 2018 grâce à une flotte de 32 avions, composée de Boeing 717 et Airbus A319. « Notre objectif est d’opérer uniquement des Airbus d’ici à 2022 », précise Carlos Muñoz.

Aline Gandy / gandy@lalettrem.net
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