La Ville et la Métropole de Montpellier s’engagent en faveur de la souveraineté numérique
Disposer de solutions numériques souveraines, interopérables, réplicables et européennes : tel est l’objectif que se fixent la Ville et la Métropole de Montpellier. Les deux collectivités adoptent cette trajectoire vers la souveraineté numérique à l'unanimité lors du conseil communautaire du 13 octobre. Elles s'engagent vers la création du premier opérateur public de souveraineté numérique, chargé de développer et mutualiser des capacités publiques autour de cinq sujets : relation usagers, dématérialisation et services publics numériques ; données et intelligence artificielle souveraine ; cybersécurité, résilience et continuité du service public ; infrastructures numériques ; logiciels, communs numériques et interopérabilité.
Cet outil serait la base d’une coopération territoriale avec l’ensemble des intercommunalités souhaitant participer, en y associant des opérateurs publics montpelliérains comme la TAM (transports), Altémed (aménageur), ACM (habitat), la Régie des eaux, l'Office du tourisme, Montpellier Events, les services funéraires et le Marché-gare.
Indice de souveraineté
Ce vote s'inscrit dans une démarche des deux collectivités visant à renforcer leur autonomie et leur maîtrise des outils numériques, conformément aux enjeux de souveraineté territoriale et de résilience des services publics. La Métropole de Montpellier a participé au lancement, aux côtés des grandes métropoles françaises et du réseau des Interconnectés, de la démarche Tie Break (Trajectoire d’indépendance numérique européenne) visant à réduire les dépendances technologiques vis-à-vis des acteurs extra-européens et à reprendre le contrôle de leur avenir numérique. La Métropole a initié, avec le réseau des Interconnectés, un outil de diagnostic des services numériques et partagé avec les autres métropoles un indice de souveraineté. Celui-ci va permettre de définir des stratégies de sortie des différents systèmes extra-européens.
Choisir ses dépendances
« La souveraineté numérique n'est pas l'indépendance de Montpellier, c'est la capacité de Montpellier à choisir ses dépendances et à les organiser au sein d'alliances publiques françaises et européennes », estime Manu Reynaud, adjoint au maire et délégué du président de la Métropole à la souveraineté numérique. La Métropole de Montpellier engage depuis plusieurs années des actions pour répondre aux risques et aux enjeux que porte désormais le monde numérique, telles que le développement interne d’applications, l’utilisation de solutions open source, le système LoRa de la Métropole connectée, le portail Open Data ou encore la mise en place d’un cadre de référence pour l’urbanisation du système d’information. Pour la bureautique, la collectivité a choisi une nouvelle suite collaborative : l’ensemble des agents disposeront d’outils alternatifs à Microsoft 365 pour remplacer Word, Excel et Teams. Les services du numérique travailleront à l’accompagnement de l’ensemble des agents de la collectivité dans le cadre de ce changement.











