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Haute-Garonne
| | 16/06/2023

[VivaTech] Sandrine Jullien-Rouquié (French Tech Toulouse) : « C'est par l'international que passe l'hypercroissance »

© Alexandre Léoty

Entretien exclusif avec Sandrine Jullien-Rouquié, présidente de la French Tech Toulouse – et par ailleurs fondatrice de la société Ludilabel -, sur le pavillon Occitanie, à l'occasion du salon VivaTech, organisé à Paris du 14 au 17 juin.

Quels sont les grands enjeux du salon pour les start-up toulousaines et plus globalement de la région Occitanie ?
Les enjeux sont nombreux. Tout d'abord, il y a celui de la visibilité. VivaTech est un salon d'envergure européenne, et même internationale. Il est fortement médiatisé. Pour les start-up, c'est l'opportunité de se faire connaître par l'ensemble de l'écosystème. J'ajouterais qu'il est souvent plus facile, pour les entreprises basées dans les territoires, de faire venir ici, à Paris, leurs clients et prospects. Selon le degré de maturité des entreprises, elles sont présentes soit sur le pavillon Occitanie, soit sur les stands de grands comptes et institutions comme la French Tech, la SNCF, Enedis... En attendant d'avoir un jour leur propre stand, bien entendu !

Sur un salon de ce type, comment fonctionne la prospection commerciale, y compris auprès d'acteurs internationaux ?
Nombre de start-up ont programmé des rendez-vous en amont. Le format du salon n'est pas à proprement parler adapté à la prospection commerciale, car c'est un très grand événement. Si les gens ne savent pas que vous êtes là, ils ne passent pas ! Quant à l'international, pour les start-up, c'est évidemment la base. Car c'est par là que passe l'hypercroissance. À ce sujet, je constate depuis quelques années une nouvelle tendance. Jusque-là, les entreprises se développaient d'abord en France avant de se déployer à l'export. Désormais, et c'est au fond un peu dommage, pour être crédibles dans leur propre pays, elles doivent faire d'abord un début de chiffre d'affaires à l'international. C'est une nouvelle donne qui est entrée dans l'ADN des start-up.

Et côté financements, VivaTech est l'endroit où il faut être ?
Disons que les rendez-vous se font surtout en marge du salon. Des soirées sont organisées pour rencontrer des investisseurs potentiels, que ce soit des fonds ou des dirigeants d'entreprises. Il y a des opportunités. Sur ce front du financement, la French Tech a remis récemment un rapport au ministre de la Transition numérique dans le cadre de l'initiative "French Tech Finance Partners". L'idée est de voir comment nous pouvons davantage accompagner les entreprises, notamment celles implantées dans les territoires, qui ont plus de difficultés que d'autres à trouver des financements et doivent souvent se tourner vers Paris ou même vers l'international.

La French Tech Toulouse a récemment renouvelé une partie de son conseil d'administration...
En effet. Le 1er juin dernier, conformément à nos statuts, nous avons renouvelé en assemblée générale notre board d'un tiers. Avec trois sortants – Cédric Giorgi (ex-Kaduceo), Karim Ben Dhia (Adveez) et Cécile Morel (Hyperspread) – et trois entrants – Andrea Inglés (Illumo Robotics), Christian Carle (Polestar) et Alexandre Feray (OpenAirlines).

De notre envoyé spécial à Paris, Alexandre Léoty / leoty@lalettrem.net
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