Villa Laurens à Agde : une rénovation à 10 M€
Le chantier de la rénovation du château Laurens, villa palatiale de la fin du 19e siècle et propriété de la commune d’Agde, démarre. D’ici à fin 2019, et pour un budget total de 10 M€ (État 35 %, Région 20 %, Europe, Hérault Méditerranée), cette demeure située en bordure du fleuve Hérault et du Canal du Midi aura retrouvé sa gloire d’antan. « Cela fait partie des plus gros dossiers en cours de la Drac Occitanie », indique Laurent Félix, chargé de la conservation du patrimoine et de la villa Laurens pour Hérault Méditerranée (pdt : Gilles d'Ettore), maître d'ouvrage. Maîtrise d’œuvre : cabinet Repellin, Larpin &associés (Lyon). « La rénovation, sur près de 2.500 m2, va se découper en 4 phases. 2017 sera consacrée à la restauration et la consolidation des fondations, la rénovation des façades, la création d’une zone administrative », détaille Laurent Félix. Hérault Méditerranée projette enfin de rénover l'ancienne abbaye bénédictine de Saint-Thibéry, datant de la fin du 17e siècle. Le budget avoisinerait les 4 M€.
En juillet 2015, le salon de musique de la villa Laurens, entièrement rénové, a déjà été inauguré. La gestion et la restauration de ces 150 m2 avaient également été confiées à l’agglo Hérault Méditerranée. Budget : 1,9 M€ (40 % État, 5 % Région, 15 % Département, 40 % Hérault Méditerranée).
« C’est un beau projet sur lequel nous travaillons depuis une dizaine d’années. Cette villa et le domaine de Belle-île sur lequel elle est installée n’ont subi aucune modification du fait de sa situation en zone inondable », poursuit Laurent Félix. Dans la perspective d’une ouverture au public, du mobilier d’origine (meubles du Montpelliérain Léo Cauvy) ainsi que des objets de la villa ont d'ores et déjà été rachetés. La villa Laurens et le domaine de Belle-île appartenait à un Agathois, Emmanuel Laurens, qui avait reçu le domaine en héritage. Mort en 1959, il avait fait construire cette folie architecturale en 1897, la baignant d’influence d’art nouveau et d’orientalisme, « comme un grand décor de théâtre antiquisant », résume le chargé de la conservation du patrimoine.










