Vezinhet vent debout contre la métropole montpelliéraine
« Le projet de métropole montpelliéraine représente une menace très précise pour notre institution », a déclaré ce lundi 17 février André Vezinhet, président du conseil général de l’Hérault, en ouverture du débat sur le vote du budget 2014 (chiffres ci-contre).
« Le millefeuille territorial, qui devait être simplifié, va être complexifié. Les métropoles vont aspirer les territoires. Qui va nous assurer la cohésion sociale dans tout ça ? » L’élu PS a tiré à boulets rouges sur le « modèle lyonnais. Mercier a vendu son Département à Collomb (président de la communauté urbaine, NDLR). C’est un déni de démocratie. Je n’avais jamais vu un truc pareil. Avec 90 M€ de budget, on lui demande de faire bouillir sa marmite sur les hauts du Beaujolais. Qui contribuera à la nécessaire solidarité dans des départements ainsi conçus ? (…) Si les Régions sont réduites à 12 ou 15, dans des espaces où il y aura 5 à 6 millions d’habitants, il faudra bien conserver un échelon au niveau du territoire qui permettra aux contribuables d’être égaux devant les services publics. Nous avons connu l’époque d’une décentralisation choisi, nous allons connaître l’époque d’une décentralisation subie », a déclaré André Vezinhet.
Maires : crise des vocations ?
Evoquant les municipales, André Vezinhet constate : « 50 % des maires du Département de l’Hérault ne se représentent pas. C’est dire le niveau d’interrogation et d’incertitude où ils se trouvent. 36 000 communes, pourtant, c’est une chance pour la démocratie. Ils ne nous coûtent rien, mais nous rapportent beaucoup ! Regardez l’action des adjoints au maire en Bretagne. Une fois qu’ils ont tout fait, les ministres viennent sur place. Les maires sont sur le terrain tous les jours. »
Soutien à la direction du SDIS
André Vezinhet a apporté son soutien au SDIS, miné par une grève des pompiers. « Le salaire net moyen, dans un SDIS, est de 2 500 euros. On ne peut pas augmenter les salaires. Ce serait une insulte pour les autres niveaux moyens de revenus dans les petites communes, les syndicats mixtes, les Régions, les communautés de communes, les Sem, les CCAS… Dans le traitement de ce conflit, la presse a été très sévère pour le cochon de payeur qu’est le conseil général (sic). »
« Les pompiers se mettent en grève les jours où ils ne travaillent pas. Ce n’est pas une vraie grève, a renchéri Kléber Mesquida. Je dis à Michel Gaudy (président du SDIS de l’Hérault, NDLR) de tenir bon. »










