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Hérault
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Industrie
| 20/12/2023

Urbaser Environnement franchit la barre des 350 M€ de CA

Urbaser Environnement exploite le centre de traitement multifilière de Fos-sur-Mer (13) mis en service en 2010.
© Urbaser Environnement

Face à des mastodontes tels que Suez ou Veolia, le groupe montpelliérain Urbaser Environnement s’impose comme un acteur majeur du traitement des déchets au niveau national. En croissance de l’ordre de 20 %, l’opérateur mise sur sa réactivité et son expertise pour gagner de nouveaux marchés. Explications.

« En 2023, nous allons atteindre les 350 M€ de chiffre d’affaires après avoir franchi le cap des 300 M€ en 2022 », indique à La Lettre M, Claude Saint-Joly, président d’Urbaser Environnement (1 500 salariés), en misant sur « une amélioration encore significative » de ses résultats en 2024. À la tête de l’entreprise héraultaise depuis sa création en 2005, le dirigeant évoque une progression régulière de l’activité depuis cette date. Fondateur de la société d’ingénierie Valorga International créée en 1981 à Montpellier et spécialisée dans la conception et la construction d’installations de traitement de déchets ménagers, il cède son entreprise au groupe espagnol Urbaser en 2002. « Nous étions alors la première entreprise au monde à imaginer, concevoir, développer et mettre en œuvre à l’échelle industrielle un procédé de méthanisation des déchets ménagers. Une technologie que nous avons continué à développer avec notre nouvel actionnaire », poursuit Claude Saint-Joly.

Un poids lourd du secteur 

De quelques dizaines de salariés et un chiffre d’affaires de 4 M€ en 2005, Urbaser Environnement fait désormais partie des poids-lourds du secteur. « Nous sommes à la tête de 12 filiales en charge de l’exploitation et de la gestion de sites industriels de traitement et de valorisation des déchets ménagers, toutes filières confondues. Une activité qui représente 70 % de notre CA. Nous gérons par ailleurs une quarantaine de contrats de collecte de déchets ménagers et de nettoiement des espaces publics au sein d’un pôle propreté lancé en 2007, explique-t-il. De fait, nous sommes actifs sur l’ensemble du territoire, notamment dans le sud de la France mais également dans l’ouest, le nord et en Île-de-France. » Le groupe gère notamment des unités de valorisation des déchets à Fos-sur-Mer (13), Issy-les-Moulineaux (92), Varennes-Jarcy (91), Pau (64), Calais (62), Bayonne (64) ou Romainville (93). « En 2023, nous venons de livrer deux nouveaux sites en Occitanie. Le premier dans le Tarn à Labessière-Candeil (100 M€ d’investissements au total, NDLR), pour le compte du syndicat mixte Trifyl. » Cette unité traite désormais les déchets ménagers de 370 communes du Tarn, de l’Hérault et de la Haute-Garonne en les valorisant en biogaz (méthanisation), en compost grâce au procédé développé par Valorga International et en “combustibles solides de récupération“ se substituant aux énergies fossiles.

Technicité et réactivité

Autre exemple dans l’Hérault. Fin novembre, la société publique locale (SPL) Oekomed, a lancé les premiers tests de mise en service de son nouveau centre de tri baptisé Oekotri (5 800 m2) implanté à Saint-Thibéry. Montant de l’investissement : 25 M€. Destiné à assurer le traitement de la collecte sélective de 500 000 habitants, le site a été conçu et aménagé par Urbaser Environnement. « Nous avons également été mandaté pour assurer son exploitation pendant sept ans. Et ce site est dimensionné pour s’adapter à la réglementation nationale, élargissant les consignes de tri à l’ensemble des emballages et papiers depuis le 1er janvier », se félicite Claude Saint-Joly. Après ses deux chantiers d’envergure, Urbaser Environnement s’apprête à se positionner sur une dizaine d’appels d’offres publics en 2024. « Face à la concurrence de grands groupes internationaux tels que Suez ou Veolia, notre principal atout réside dans notre forte technicité. Nous maitrisons l’ensemble des process en interne grâce à nos équipes d’ingénieurs et de techniciens spécialistes des procédés, du génie civil, de la mécanique ou des automatismes. Cela nous permet d’être plus réactifs dans un contexte où les filières de traitement et de valorisation des déchets ménagers sont en pleine évolution. » 

David Danielzik / danielzik@lalettrem.net
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