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| 16/10/2017

Urbanisme et mobilité : les chiffres-clefs de Toulouse Métropole

Jean-Luc Moudenc, maire LR de Toulouse et président de Toulouse Métropole ™, clôture ce lundi 16/10 au Quai des Savoirs son cycle de bilans établis à mi-mandat, devant un kakémono arborant le hashtag #3ansdeprogrès, avec, comme slogans « 40 sites patrimoniaux remis en lumière », « deux fois plus de policiers municipaux sur le terrain », « 572 nouvelles places en crèche », « 10 nouvelles écoles »…

L’occasion, aussi, de se projeter sur la 2ème partie de mandat :

- Futur plan d’aménagement routier de la Métropole (Parm). En vue de l’élaboration du Parm, un inventaire des besoins est en cours. « Nous avons repris 500 km de voirie départementale en début d’année. Il faut réaliser un inventaire des besoins, en harmonie avec la réflexion communale. Je m’attends à des budgets importants. C’est (les routes, NDLR) des questions hypersensibles pour les maires. Il est entendu avec les maires (de la métropole, NDLR) qu’on ne peut pas s’engager sur des délais. On ne pourra pas tout faire ensemble. À travers le Parm, nous répartirons des projets d’ici à 2030, sur des critères transparents et déterminés de façon collective (état de la voirie, état du trafic, perspectives de développement). Avant 2015, la mutualisation en termes de voirie n’existait pas à l’échelle de la métropole. Il n’y avait pas de politique de la voirie. Chaque maire recevait son enveloppe. Du coup, les projets structurants étaient tous en panne ! On a décidé d’affecter 20 % du budget à des projets commun. Ce qui nous a permis de réaliser le 1er tronçon du boulevard urbain nord, et de lancer les études sur le boulevard est. Ce projet de 2ème rocade est un de nos combats. Les études sont inscrites au CPER. Le préfet devrait lancer ces études. Mais certains projets départementaux, dont on hérite, datent de 20 ans. »
Le réseau routier métropolitain représente 3.000 km. TM consacre 150 M€ sur 6 ans, en plus des 365 M affectés aux enveloppes locales.

- LGV Bordeaux-Toulouse (déclaration d’utilité publique signée en juin 2016) : « J’ai bon espoir »
« Nous avons créé une bonne coalition (sic) avec la Région Occitanie, le CD 31, la Métropole de Bordeaux et la Région Nouvelle-Aquitaine. Nous demandons des financements innovants, pour soulager de 77 % l’effort financier de l’Etat et des collectivités. J’ai bon espoir, après les échanges avec la ministre des Transports et le président Macron, que le gouvernement approfondisse le sujet et revienne sur un certain nombre de clichés formulés début juillet. Mais il faut à présent un plan de financement bouclé, et non pas des promesses. »

- Urbanisme : 4.000 logements sociaux d’ici à 2020.
« Le sentiment des Toulousains, avant 2014, était que les immeubles poussaient comme des champignons, dans une logique de tout production. Les quartiers du nord toulousain, notamment, l’ont éprouvée de façon négative. Nous continuons bien sûr à construire, mais nous insistons sur les conditions qualitatives. Il faut que les projets se concrétisent dans le respect de leur environnement et de l’identité des quartiers. Chaque projet fait l’objet d’examens fins, parfois lourds. Beaucoup de projets sont retravaillés, négociés, avec les promoteurs, la maîtrise d’œuvre, les riverains, les associations et les maires de quartiers. 85 % des projets immobiliers ont été revus à la baisse depuis 2014 par rapport au projet initial. Le futur PLUI-H (plan local d’urbanisme intercommunal et d’habitat) table sur 7.000 logements à produire chaque année. Parmi les objectifs, le logement social. Depuis 2014, Toulouse Métropole Habitat (président : Franck Biasotto) a investi 100 M€. Un prêt pour l’accession simplifiée a été créé. La vente d’une partie des logements sociaux a permis de dégager des moyens pour construire d’autres logements sociaux et travailler dans le sens de la mixité locale. A ce jour, 200 logements ont été vendus, ce qui permettra de construire 600 logements nouveaux. Demain, notre ambition est d’investir 130 M€ d’ici à 2020 pour la production de 4.000 logements sociaux neufs, à la condition que les règles nationales ne soient pas bouleversées. Les orientations actuelles du gouvernement ne sont pas appropriées. Mais une période de discussion de deux mois s’ouvre, avant le dépôt du projet de loi au Parlement. »

Hubert Vialatte / vialatte@lalettrem.net
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