Une université de technologie en projet à Nîmes
Une université de technologie pourrait voir le jour à Nîmes « à la rentrée 2011 », selon le recteur de l’académie de Montpellier, Christian Philip, interrogé par La Lettre M. Selon le recteur, « l’enseignement supérieur en L.-R. est une pépite, mais il y a une faiblesse : la formation en ingénieurs. Nous formons deux fois moins d’ingénieurs que la moyenne nationale. L’idée de développer la formation d’ingénieurs est raisonnable et même souhaitable. Le réseau des universités technologique n’a pas d’implantation dans le Sud » Christian Philip souhaite qu’un projet soit monté « à l’automne. Il s’agirait au début d’une délocalisation de Troyes avec ouverture d’une première formation à la rentrée 2011. Mais il faut une suite derrière et un accord sur le projet » 50 étudiants seraient accueillis dans un premier temps sur le site de l’Eerie, sur le parc Georges Besse, pour une formation dédiée aux systèmes industriels.
2 à 3 000 étudiants
À terme, cette université pourrait compter « 2 à 3 000 étudiants par an », selon le député Nouveau Centre Yvan Lachaud, très actif sur le dossier. Deux comités de pilotage ont été mis en place : le premier rassemble les collectivités et les institutions susceptibles de soutenir le projet (les villes de Nîmes et Alès, le conseil général, le conseil régional, la CCI de Nîmes), le second des grandes entreprises intéressées par la création de cette nouvelle université (le CEA, ERDF…). Si le contenu des formations reste à définir, Yvan Lachaud estime que les métiers du nucléaire pourraient être concernés. « Le budget dépendra du nombre et du type de projet. Nous n’en sommes pas à ce stade-là », ajoute le recteur.
L'université hostile
Soutenu par le maire de Nîmes, Jean-Paul Fournier, le projet a un adversaire de taille : l’université de Nîmes. Selon Midi-Libre, le président de l’université, Jacques Marignan, trouve « anormal qu'un tel projet soit mené sans les principaux acteurs universitaires de la ville ». Réponse du recteur : « Le président de l’université de Nîmes avait été informé. Il n’a pas voulu participer aux travaux. C’est une chance pour l’université de Nîmes, cela ne peut que la renforcer. Cela ne se fera pas sans elle »










