Une offre commerciale historiquement basse sur le marché immobilier toulousain
En 2024, les ventes ont légèrement progressé dans l’aire urbaine toulousaine, mais l’offre commerciale disponible a atteint « un niveau alarmant », selon le dernier bilan dressé par l’ObserveR de l’immobilier toulousain. Les mises en vente (2 592) ont baissé de 22 % par rapport à l’année précédente et de plus de moitié par rapport à 2022, « ce qui laisse craindre une régression durable de l’activité ». À l’inverse, les ventes au détail (2 930) ont connu un léger regain de 8 % sur un an avec un recentrage de l’activité à Toulouse (+ 6 points), mais ont diminué de 61 % par rapport à 2022. Avec 2 401 logements disponibles (- 37 %), l’offre commerciale « suscite des inquiétudes et présage un niveau d’activité faible en 2025 ».
Pour la première fois, les prix ont fléchi très légèrement, atteignant 4 488 €/m2. Les ventes de T1 et T2 ont pesé pour 40 %, mais le poids des T4 et T5 dans le stock a progressé. L’ObserveR comptabilise 14 programmes actifs en 2024, dont sept résidences seniors et sept résidences étudiantes, localisées majoritairement dans la Ville rose. À noter que 793 logements ont été mis en vente, et 217 ventes nettes ont été réalisées. L’offre commerciale fin 2024 atteint 805 logements.
La chute des mises en vente à Toulouse
À Toulouse, les mises en vente (1 307) et l’offre commerciale (1 114) ont respectivement diminué de 32 % et 49 %, « ce qui ne permettra pas de fluidifier le marché cette année », estime l'observatoire de l'immobilier neuf toulousain. En revanche, les ventes au détail (1 676) ont connu un rebond de 20 %, notamment en secteurs aménagés. L’ObserveR note que la proportion de ventes à investisseurs (55 %) à Toulouse est largement supérieure à la moyenne nationale (34 %) et « explique ce phénomène par l’arrêt prochain du dispositif Pinel ». La part des ventes « aidées » est par ailleurs plus élevée que jamais. Avec tout juste 76 réservations en 2024, les « prix maîtrisés » stagnent sur un niveau plancher. Quant au stock de logements disponibles à l’offre, « il est historiquement bas » (- 49 % sur un an).











