Un Toit pour Tous (Nîmes) va lancer 549 logements en 2015
Le bailleur social Un Toit pour Tous (siège : Nîmes) annonce, le 16 juin, une programmation de 549 logements sociaux lancée en 2015 (70,4 M€), répartis en 38 opérations de 15 logements. 94 logements sont déjà prévus pour 2016. En 2014, la programmation portait sur 348 logements sociaux (40 M€) pour 250 à 269 logements livrés entre fin 2015 et 2016, dont le tiers en Vefa. Selon Jean-Paul Giral, le directeur général de la structure gardoise qui emploie 140 salariés, « nous avons livré, en 2014, 341 logements, et nous prévoyons d’en livrer entre 250 et 270 en 2015. Notre rythme de livraison annuel est de 350 logements. » Le patrimoine du bailleur est passé sur les cinq dernières années de 6 300 à 8 404 logements sociaux en 2014 (Hérault, Gard, Bouche-du-Rhône, Vaucluse) et « approchera les 8 700 fin 2015, note le DG. « Un tiers du patrimoine est constitué de logements individuels. »
« Pour la première fois en 2014, notre production est de 52 % dans l’Hérault et 48 % dans le Gard, c’est là où sont les besoins. Nous livrons d’ailleurs notre 800e logements dans l’Hérault en sept ans de présence. Cette inversion se confirme en 2015, avec une programmation à 60 % dans l’Hérault et 40 % dans le Gard », précise Jean-Paul Giral.
Un rythme de production accru dans l’Hérault
Jean-Paul Giral se dit « satisfait » d’être présent sur l’ensemble des agglomérations de l’Hérault, notamment au Pays de l’Or, avec différents programmes (Mauguio, Lansargues, Carnon) ou encore Thau Agglo (Gigean, Balaruc, Frontignan), sans oublier la Métropole de Montpellier. Le président, Bernard Lasserre, salue le travail partenarial conduit avec les agglos, l’Etat, les Départements et surtout la Région LR, qui intervient fortement. « Le dispositif d’aide de la région n’existe pas en Midi-Pyrénées. Est-ce que la future grande région financera le logement social ? Pour l’heure on ne sait rien à 6 mois de la création de la grande Région », s'inquiète-t-il.
Un parc HLM en devenir
En Languedoc, le parc HLM atteint 10 %, alors que 67 % des languedociens pourraient prétendre à un logement social. « Tant que l’équilibre du coût de la production et du financement existe, on continuera à construire », souligne le directeur général, qui évalue à 1 900 €/m2 habitable HT (+ 50 % en 10 ans) le prix du logement social pour Un Toit pour Tous, en raison surtout du prix du foncier et des normes RT 2012. « Nos loyers atteignent le plafond HLM, afin d’équilibrer les opérations, indique-t-il. Le financement des opérations s’établit entre 10 et 15 % de subventions publiques, 5 % de fonds propres et 80 % d’emprunts à la CDC, à condition que le Livret reste à 1 %. En 7 ans, on a doublé nos fonds propres, passant de 40 à 80 M€. » Pour 300 logements livrés par an, Un Toit pour Tous doit mobiliser 2 M€ de résultats stables hors opération de rénovation/réhabilitation du patrimoine, soit une centaine de logements par an.
Prise de conscience des élus
Les arrêtés de carence en logements sociaux ont touché 33 communes ce qui a engendré un retrait de droit de préemption, des pénalités importantes à supportées par les communes et aggravées dans le cas d’autorisation de nouveaux permis de construire dont la vocation n’est pas sociale. « Pour certaines communes, c’est la double peine avec la baisse des DGF et les pénalités. Les élus prennent conscience de la nécessité de faire du logement social pour sortir du retard », explique le directeur général, qui alerte déjà « des effets induits possibles de densification pour rattraper le retard. »










