Un salarié peut critiquer la direction, son licenciement est annulé
Le 4 septembre, la cour d'appel de Versailles a annulé (arrêt n° 22/02471) le licenciement d’un salarié pour atteinte à la liberté d'expression. Un directeur marketing groupe a été licencié pour motif personnel pour avoir au printemps 2020 critiqué dans des courriels aux managers et à son équipe le refus du télétravail par la direction pendant la crise sanitaire. La direction faisait valoir une obligation de réserve et de loyauté renforcée pour les cadres. Pour la cour, « aucun des termes employés dans ces courriels n'est injurieux, excessif ou diffamatoire, les propos du salarié visant à exprimer fermement un désaccord ». Ce « n’est pas un abus dans sa liberté d'expression ». L’employeur est condamné à 100 k€ d’indemnité.











