Un programme neuf de 12 000 m2 au Min de Toulouse
Un nouveau bâtiment doit voir le jour mi-2028 au Marché d’intérêt national (Min) de Toulouse, qui vient de lancer la phase de pré-commercialisation. Ce programme neuf de 12 000 m2 pourra accueillir des entrepôts logistiques et de stockage, 1 200 m2 de bureaux et des quais adaptés aux semi-remorques et véhicules 3,5 tonnes. « Nous pourrons louer des surfaces de 500 à 5 000 m2, précise à La Lettre M Maguelone Pontier, directrice du Min. Les espaces seront livrés nus, avec un accompagnement technique possible. » Une consultation pour la conception-réalisation doit être lancée à la fin de l’année. « Cette surface supplémentaire n’est pas négligeable car le foncier est rare dans la métropole », estime la dirigeante.
Stabiliser son chiffre d'affaires
Près de 1 600 salariés travaillent sur le site, qui compte 450 locataires, producteurs et entreprises. « Environ 4 500 commerçants font leurs achats chez nous », précise Maguelone Pontier. Le Min offre 56 000 m2 de bâti loué et une zone logistique de 20 000 m2, avec un taux d’occupation de 96 %, le reste étant des surfaces en travaux ou indisponibles. « Même si l’on maintient un taux d’occupation élevé, l’année 2025 se déroule de manière assez complexe car de nombreuses entreprises du secteur souffrent », poursuit la directrice. Cette année, le Min vise une stabilisation de son chiffre d’affaires, qui s’élevait à 481 M€ en 2023.
Plusieurs projets sont en cours, notamment l’arrivée d’Interfel, interprofession des fruits et légumes frais, et l’installation prochaine de Petibio, une cuisine centrale pour la restauration bio en crèche. « Nous avons attribué les lots pour les travaux, qui vont débuter », spécifie Maguelone Pontier. Le Min organisera par ailleurs le premier salon de la poissonnerie et des produits de la mer en France les 21 et 22 septembre prochains. « Une nouvelle association, La Cravate Solidaire, vient de prendre ses quartiers, se réjouit la dirigeante. Nous comptons désormais seize associations et six structures. C’est un axe que je souhaite développer car le Min est avant tout un outil public. »











