Un nouveau directeur du développement d'Eiffage Construction LR
Matthieu Reynier, ex-directeur de cabinet de Frédéric Lacas, président de Béziers Méditerranée, devient à compter du 3 décembre directeur commercial et du développement d’Eiffage Construction LR (directeur : Quentin Cavalade ; direction Occitanie : Philippe Carrère). Son champ d’intervention : stratégie commerciale, montage des équipes, chiffrage des projets, négociations financières, etc. Aux côtés de Yann Le Bohec, responsable du développement commercial, Matthieu Reynier couvrira l’ex-région LR, en charge plus particulièrement des secteurs Ouest Hérault, Aude et Pyrénées-Orientales. Une mission qui suppose « une coopération étroite et des liens de confiance avec les acteurs et décideurs locaux - publics et privés - pour comprendre, anticiper et identifier leurs besoins afin d’y répondre dans les meilleures conditions », indique-t-il.
Pourquoi relever ce challenge ? « Après plus de 10 ans de collaboration auprès d’acteurs politiques et institutionnels, je fais le constat d’une fracture trop grande et parfois pénalisante entre le secteur public et le secteur privé, explique Matthieu Reynier. Ces deux mondes ne se parlent pas assez et ne se comprennent pas suffisamment, ce qui pénalise la concrétisation de projets et par là-même le développement des territoires. Face à la décentralisation et à la rationalisation des finances publiques, la sphère publique aura de plus en plus de difficultés pour financer seule les gros projets d’utilité publique et assumer seule leurs dépenses de fonctionnement. C’est déjà le cas sur les ports, les aéroports, les autoroutes, les voies ferrées et on peut imaginer que ces problématiques s’étendront demain sur d’autres domaines tels que les hôpitaux, les bâtiments et services publics, les logements sociaux, etc. Et c’est là que les acteurs privés peuvent intervenir. Cela étant, leurs capacités d’intervention se décident pour partie au regard des retours sur investissements envisagés. Il faut donc concilier intelligemment les attentes du public et du privé pour trouver les bons équilibres, c’est-à-dire rémunérer à leur juste prix les investissements privés satisfaisant l’aménagement des territoires voulus par les décideurs locaux, garants de l’intérêt général. »
Dans ce contexte, « que des salariés du service public s’engagent dans le privé - et vice-versa - est une bonne chose car ces regards croisés favorisent la rencontre et le dialogue entre ces deux sphères. C’est même à mon sens une nécessité pour accompagner intelligemment les acteurs locaux dans leurs prises de décisions, inventer ensemble de nouveaux schémas de construction et penser de nouveaux équilibres financiers qui puissent répondre à leurs prérogatives et leurs besoins. Avec bientôt trois millions d’habitants et plus de 1 500 communes, l’ex-LR regorge de potentialités ». Il cite notamment « des perspectives d’investissements majeurs sur l’ensemble du littoral méditerranéen, la métropole montpelliéraine, les agglomérations et les communes les plus dynamiques ».










