Pour la ministre Anne Le Hénanff, « Montpellier est l’une des places fortes françaises du numérique »
Aller à la rencontre d’entreprises emblématiques du dynamisme numérique en illustrant par des cas concrets les différents usages de l'intelligence artificielle dans les territoires : c'est l’enjeu du déplacement le 11 mai dans la capitale héraultaise de la ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique, Anne Le Hénanff. « Le choix de Montpellier, place forte française du secteur du numérique, s’impose pour évoquer ces thématiques », estime la représentante du gouvernement pour justifier sa rencontre avec les dirigeants de trois entreprises locales : l’éditeur de logiciels métiers Septeo, le distributeur d’articles de pêche Pacific Pêche et le studio spécialisé dans le développement de jeux vidéo DigixArt.
Septeo, « entreprise exemplaire »
Première étape de cette visite ministérielle, un échange autour « des enjeux de souveraineté numérique, de compétitivité européenne et d'intelligence artificielle » avec Hugues Galambrun, PDG du groupe Septeo, et ses équipes dédiées au déploiement de l’IA. L‘occasion pour le dirigeant de l’ETI (entreprise de taille intermédiaire) de 3 600 salariés, « dont 1 000 ingénieurs », de présenter les activités de son laboratoire dédié baptisé Brain et ses applications dans le développement de suites logicielles destinées aux professionnels du droit : notaires et avocats. « Ce marché est l’un des plus impactés par l’IA, souligne le dirigeant, qui revendique le statut de leader européen du secteur, avec un chiffre d'affaires de 500 M€ en 2025. Cette technologie permet d’augmenter la productivité de ces professionnels, à qui nous garantissons la sécurisation de leurs données. » Pour la ministre, « Septeo est une entreprise exemplaire dans son développement, et ce dans un domaine très sensible qui est celui de la legaltech (technologies appliquées au droit, NDLR). C’est aussi le sens de ma visite : témoigner de notre soutien à ces filières essentielles à notre économie. »
Des articles de pêche aux jeux vidéo
Autre exemple d’entreprise montpelliéraine emblématique de l’utilisation de l’IA : l’enseigne Pacific Pêche. Sa présidente Agathe Boidin déploie actuellement l’outil Juliia destiné à faciliter la recherche d’articles par sa clientèle. Une solution développée par une autre entreprise montpelliéraine, Spiriit. « Nous utilisons par ailleurs l’IA dans le cadre de notre veille concurrentielle, de nos développements informatiques en générant des lignes de codes ou de notre stratégie marketing », explique la dirigeante montpelliéraine. Plus largement, elle nous permet d’améliorer nos performances commerciales et la gestion de nos stocks. » Dernier acte de ce parcours thématique, la visite des locaux du studio montpelliérain spécialisé dans le développement de jeux vidéo, DigixArt, avec la présentation par ses dirigeants et développeurs de son dernier opus, Tides of Tomorrow. « Là encore, Montpellier se positionne comme l’un des références hexagonales du secteur avec la présence de plusieurs dizaines de studios et la dynamique des ICC (industries culturelles et créatives, NDLR) », commente Anne Le Hénanff, accompagnée pour l’occasion par Michaël Delafosse, président de Montpellier Méditerranée Métropole et maire de Montpellier. « L’IA nous permet de générer des concepts graphiques, d’effectuer des recherches artistiques et de gagner du temps dans le développement informatique », précise Anne-Laure Fanise, l’une des dirigeantes du studio montpelliérain créé en 2015 par d’anciens salariés d’Ubisoft.











