Un avenir toujours incertain pour l'aéroport Castres-Mazamet
L’avenir de la liaison aérienne entre l’aéroport Castres-Mazamet et Paris, exploitée par Chalair Aviation, est incertain. La délégation de service public qui devait s’achever le 31 mai aurait obtenu un sursis jusqu’au mois d’octobre prochain, selon la compagnie. Mais le syndicat mixte de l’aéroport régional Castres-Mazamet doit encore injecter 4 M€ pour combler le déficit et attend toujours la contribution de l’État (1,5 M€). « J’ai déposé le 18 mai un amendement pour demander à l’État qu’il alloue à l’aéroport une partie des 6 Md€ du budget de l’Armée », explique à La Lettre M Jean Terlier, député du Tarn, qui rappelle que l’aéroport sert autant pour les vols commerciaux que pour les vols militaires du 8e RPIMA.
Intérêt économique de l’aéroport
L’État comme la Région ont conditionné l’arrêt de leurs contributions à l’aéroport du sud du Tarn à la mise en service de l’A69 prévue d’ici à la fin de l’année. Ce qui pourrait fragiliser l’existence même de la plateforme aéroportuaire gérée par le syndicat mixte composé du Département, de la Région, de l’État, de la Communauté d’agglomération Castres-Mazamet et de la Communauté de communes Sor et Agout. Afin de la mettre en conformité et de financer des équipements permettant de pérenniser la plateforme, le montant des travaux s’élèverait entre 6 et 14 M€. « Cet aéroport représente un intérêt économique et d’aménagement du territoire ; je reste persuadé qu’il existe une solution viable », poursuit encore Jean Terlier. Le député estime que l’ouverture de l’A69 permettrait aux habitants de l’est toulousain de se tourner vers l’aéroport de Castres-Mazamet pour se rendre à Paris. Si Jean Terlier espère que l’État mettra une dernière fois la main au portefeuille, il estime que les pistes de financement à venir se situent ailleurs : « On ne peut pas toujours demander à l’État ou aux collectivités de payer ; à l’avenir, il faudra privilégier les financements avec le secteur privé ».











